
L'orchestre Mustapha-Belkhodja d'Oran a remporté le Premier prix du Festival culturel national de la musique hawzi, organisé sous le patronage du Président de la République et dans le cadre des festivités du cinquantenaire de l'indépendance, au Palais de la culture Abdelkrim-Dali de Tlemcen, du 25 juin au 2 juillet.Le prix (300 000 DA) a été remis au président de l'association par le directeur de la culture de la wilaya et commissaire de cette manifestation, Hakim Miloud. Le Deuxième prix est revenu à la formation El-Founoun El-Djamila d'Alger (250 000 DA), alors que le Troisième a été décerné à l'Orchestre du Patrimoine musical de Constantine. La cérémonie de clôture, qui s'est déroulée en présence d'un nombreux public, a été animée par l'orchestre Gharnata de Tlemcen, qui a interprété les meilleures compositions du poète Boumédiène Bensahla, notamment la célèbre "Ya dou ayani". Par ailleurs, quinze associations musicales représentant les écoles de Tlemcen, d'Alger et de Constantine ont pris part à cette septième édition, parmi lesquelles El Mouahidia de Nédroma, Ahbab cheikh Sadek Bédjaoui de Béjaïa, Gharnata de Tlemcen, Nadi Chabab El Ourouba et El Açala de Tlemcen, Ahbab cheikh Rédouane de Sidi Bel-Abbès. Pour départager les orchestres en lice, les membres du jury se sont basées sur la présentation, l'apport instrumental, le rythme, le tempo et la cadence, l'originalité du texte, les chants solo et en groupe.
Avant l'annonce des résultats du concours, El Hassar Salim, membre du jury, enseignant chercheur à l'université Abou-Bekr-Belkaïd, animateur de l'émission sur le patrimoine musical de radio Tlemcen a déclaré qu'il a été "difficile de départager les orchestres en lice tant le niveau d'interprétation était pratiquement identique. Il a toutefois été constaté chez certains une improvisation et quelques dépassements dans le style et le rythme".
Enfin, selon Hakim Miloud, commissaire du festival, "le hawzi, qui est un genre musical ancien et qui nous est parvenu sans altération aucune, a été greffé de poésie populaire jalousement conservée de génération en génération à Tlemcen, avec un dévouement sans pareil, soit oralement soit par écrit". Et d'ajouter : "Il est un prolongement de la poésie populaire née en Andalousie et basée sur le dialecte local".
B. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B ABDELMADJID
Source : www.liberte-algerie.com