Deux employés de l'entreprise du transport urbain de Tlemcen (ETUT) ont été évacués en urgence aux services des urgences de l'hôpital d'Abou Tachfine suite à la détérioration de leur état de santé.
Agissant par solidarité, 90 sur 120 travailleurs sont entrés avant-hier en grève de la faim. Les employés de l'entreprise, chauffeurs, receveurs, agents d'entretien et de sécurité, qui sont en arrêt de travail depuis un mois, revendiquent l'augmentation des salaires, une convention collective et le bénéfice des avantages des 'uvres sociales. Malgré une décision de justice au profit de la direction de l'entreprise qualifiant le débrayage d'illégal, les grévistes campent sur leur position. «Ce jugement concerne les représentants syndicaux, nous, nos revendications sont d'ordre social», précisent les mécontents.
Ce qui explique que le conflit se complique davantage. «Il y a trois parties en conflit : la direction, le syndicat et les travailleurs», nous explicite-t-on. Et ce qui n'arrange rien, la direction vient de procéder à une ponction sur salaire. «C'est normal, on ne paie que ceux qui produisent, or, ils sont en arrêt de travail», confie une source de la direction. «Faux, même pour les jours où on a travaillé, on n'a pas été rémunérés'», rétorquent-t-ils. Une situation qui conduit les travailleurs, aujourd'hui, à exiger carrément le départ du directeur de l'entreprise. En attentant un compromis entre les différents belligérants, l'entreprise continue d'enregistrer des déficits.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chahredine Berriah
Source : www.elwatan.com