Tlemcen - A la une

Encore du chemin à parcourir pour la préservation du patrimoine D'importants budgets ont été alloués à la wilaya de Tlemcen



Encore du chemin à parcourir pour la préservation du patrimoine                                    D'importants budgets ont été alloués à la wilaya de Tlemcen
De notre correspondante à Tlemcen
Amira Bensabeur
La protection et la sauvegarde du patrimoine à Tlemcen sont, depuis l'ouverture de la manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011», un sujet important face au flux de touristes et étrangers attirés par ce legs.Les instruments juridiques nationaux et internationaux pour la protection du patrimoine culturel sont aujourd'hui suffisamment nombreux pour témoigner du souci des sociétés modernes d'assurer la transmission des supports de leurs mémoires. Le chemin parcouru en ce domaine est d'importance. Il révèle notamment cette solidarité très forte que les nations ressentent vis-à-vis de leur propre patrimoine et leur intérêt croissant au patrimoine des autres nations. D'ailleurs, à ce sujet, il faut rappeler que la convention internationale de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial stipule que «chacun des Etats parties reconnaît que l'obligation d'assurer l'identification, la protection, la conservation, la mise en valeur et la transmission aux générations futures du patrimoine culturel et naturel lui incombe en premier chef. Il s'efforce d'agir à cet effet tant par son propre effort au maximum de ses ressources disponibles que, le cas échéant, au moyen de l'assistance et de la coopération internationales».Ainsi à l'instar d'autres villes du pays abritant un patrimoine ô combien riche, Tlemcen n'a pas attendu ces dispositions pour encourager tous les acteurs de la culture et autres à prendre en compte leurs richesses nationales. Les réglementations sont désormais nombreuses. Elles ont été aussi novatrices ; on sait à Tlemcen ou ailleurs l'importance du rôle du ministère de la Culture et du gouvernement qui ont mis l'accent sur l'intérêt général face aux actes de vandalisme. Dans ce sillage, Tlemcen, à elle seule, s'est taillée la part du lion en prenant en charge ce patrimoine à travers la restauration des dizaines de sites, entre autres Mansourah, les mosquées, la vieille ville de Tlemcen, le café Eroumana, etc.Selon la Direction de la culture, chacun s'accorde à reconnaître dans le patrimoine avant tout une référence au passé. Il est l'héritage commun, qu'il convient de protéger à travers les lois et les règlements. La puissance publique intervient pour sa conservation et rappeler son importance par des labels, des normes, des règles à suivre.Ceci explique, a-t-on noté, que le patrimoine apparaît dès lors comme un bien reçu et à transmettre, dont la propriété n'est pas exclusive d'une famille ou d'un groupe, mais intéresse la communauté dans son ensemble. Il matérialise en quelque sorte un passé à sauvegarder pour le présent et l'avenir. Il est l'expression irremplaçable de la richesse et de la diversité culturelles, témoin inestimable d'un passé commun.
Cependant, et malgré les efforts déployés et l'argent injecté à cet effet, il est indispensable d'étudier davantage les effets de la protection, la réalisation des travaux, et surtout la formation et la transmission du savoir.Il est nécessaire, selon des universitaires spécialistes dans ce domaine, de passer par le plan d'occupation des sols afin d'identifier les zones soumises à la réglementation particulière pour protéger des quartiers, des monuments, des rues, des sites et tout secteur présentant un intérêt esthétique, historique, écologique ou paysager. Donc partout, le patrimoine culturel tangible et intangible a toujours constitué et constitue encore l'identité des peuples, car leur source de fierté et source d'inspiration aux générations montantes, particulièrement dans les pays nantis où la culture occupe une place de choix dans la société.Toutefois, et faisant face à une mondialisation inexorable de la culture et du modèle occidentaux, voire américains, et devant la fragilité, en revanche, de ces héritages ancestraux et de l'irréversibilité en cas de perte d'un fragment de monument ou d'une oeuvre d'art, il devient impératif de tout mettre en 'uvre pour protéger notre patrimoine culturel. D'abord contre nous-mêmes de peur de sa marginalisation, des agressions multiples qu'il subit. L'appel est toujours lancé en faveur des associations, des professionnels et des hommes de culture qui doivent être de la partie pour protéger le patrimoine
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)