
Mardi, tôt dans la matinée, vers 6 h, un important dispositif de sécurité a été déployé aux alentours du marché couvert du centre-ville en vue d'une opération coup-de-poing décidée par les responsables concernés afin d'éradiquer une quarantaine de tables appartenant aux vendeurs informels.Malheureusement, cette opération a tourné au vinaigre, puisque des émeutes ont éclaté entre vendeurs informels et policiers. Des pneus ont été brûlés et des objets hétéroclites ont été dressés en guise de barricades. Ce n'est que grâce à l'intervention de la brigade anti-émeutes que la situation a pu être maîtrisée, calmant ainsi, les esprits chauffés des manifestants. «Nous sommes des êtres humains pas des bêtes pour être délogés de cette façon. C'est de la hogra, on ne mérite pas d'être traités de la sorte. Nous activons honnêtement et c'est mieux que d'aller voler. Nous qualifions l'intervention des policiers de dépassements et d'abus. Les initiateurs de cette opération savent pertinemment que nous sommes en majorité des pères de famille et que nous n'avons pas un autre travail pour nourrir nos enfants. Ils nous ont ruinés et ont touché à notre dignité d'honnêtes pères de famille. Un tel comportement ne fait qu'aggraver notre situation sociale déjà précaire», nous ont déclaré des dizaines d'émeutiers. Du côté des services de sécurité, un officier de police nous dira que les marchands informels des alentours du marché couvert, El Kissaria, Derb Sidi Hamed, ont été avertis la veille de ne plus rôder dans les parages au risque de voir leurs tables confisquées. Toutefois, on enregistre 5 blessés dont un policier et une quarantaine d'interpellations ont été effectuées dans les rangs des émeutiers dont la marchandise a été saisie. Suite à ces événements, la ville de Tlemcen ressemblait à une ville fantôme, car pratiquement tous les commerces ont baissé rideau, y compris le marché couvert. «Quand on entame une telle opération, il faut aller jusqu'au bout, car ces commerçants ne sont pas les seuls à accaparer des espaces publics, il suffit de passer par la placette de R'hiba, il n'y a pas un seul espace de libre, tout est squatté, pourtant le stationnement est bel et bien interdit près du mausolée de Sidi El Mazouni, et là ce n'est qu'un exemple», nous a déclaré un notable de la ville de Tlemcen.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohammed Hichem
Source : www.lnr-dz.com