La pièce qui en est à sa deuxième représentation, après la générale qui a eu lieu à Tlemcen, est une comédie divisée en 5 actes et 16 scènes, et interprétée par 18 comédiens.
Le public du Théâtre régional de Batna était au rendez-vous, lundi soir, pour la représentation de la pièce Diwane El-Garagouz, adaptation d'Ould Abderrahmane Kaki, version cette fois-ci du Théâtre régional d'Oum El-Bouaghi, mise en scène de Mohamed Eddine El-Hani, sur une scénographie de Yahia Ben Amar. Diwane El-Garagouz est en fait une adaptation de la comédie l'Oiseau vert de l'Italien Carlo Gossi, et qui date de 1765.
La pièce à fin heureuse, au-delà de l'amusement et du divertissement qu'elle a voulu procurer aux spectateurs, qui étaient moins nombreux cette soirée, porte un aspect critique des ridicules caractères et m'urs de la société. La pièce, qui en est à sa deuxième représentation, après la générale qui a eu lieu à Tlemcen, est une comédie divisée en 5 actes et 16 scènes, et interprétée par 18 comédiens. Elle raconte l'histoire de jumeaux illégitimes (un garçon et une fille). Leur père est le roi, mais ils ne le sauront que par l'oiseau vert, prince transformé en oiseau. Cet oiseau s'occupe de la reine Ninette, enterrée vivante par la reine-mère Sota (la Dame), pendant que son fils s'occupe d'une guerre qui dura 18 ans. élevés par le cuisinier du roi et sa femme, un jour les jumeaux surprennent une discussion de leurs parents adoptifs et découvrent la vérité à leur sujet. L'histoire s'emballe et les péripéties s'enchaînent.
Le roi retrouve sa belle-aimée et ses enfants, et la reine-mère sera chassée du royaume à cause des méfaits qu'elle a commis. Malheureusement, il est à signaler que la pièce, transformée par rapport à la comédie de Carlo Gossi, a installé certaines incompréhensions et quelques contradictions. Diwane El-Garagouz a recherché trop le gag à tout prix et, ce faisant, elle est loin de taper dans le mille et à faire parvenir son message.
La marche sur laquelle la troupe du Théâtre régional d'Oum El-Bouaghi a trébuché, c'est le comique utilisé d'une manière exagérée. Il ne fallait peut-être pas en abuser, parce qu'il a tué l'essence de la pièce. Les comédiens ont voulu nous faire rire, et cela a tendance à gâcher les choses. Parfois le peu des spectateurs qui ont suivi la pièce riaient des comédiens et de leur gaucherie.
Le metteur en scène n'a pas réussi à provoquer cette prise de conscience de nature critique et politique de la pièce, selon laquelle 'tout n'est qu'un jeu de cartes'. La combinaison des diverses techniques d'expression corporelles et vocales, mais aussi plus largement visuelles et auditives n'est pas véritablement réussie pour transmettre le message, à moins qu'il soit volontairement réduit au silence par des exigences inavouées. Les six ou sept informations (venues du décor, du costume, de l'éclairage, du placement des acteurs, de leurs gestes, de leur mimique, de leurs paroles) utilisées dans Diwane El-Garagouz n'étaient pas une véritable polyphonie informationnelle. Ne dit-on pas qu'il y aura théâtre quand des acteurs représenteront les actions dramatiques pour ressusciter dans l'âme du spectateur, par jeu et pour le temps du spectacle, un sentiment ou une émotion ' Cette émotion, ces sentiments étaient complètement absents. Tout ceci est mis sur l'inexpérience des comédiens.
B. Boumaïla
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Belkacem BOUMAILA
Source : www.liberte-algerie.com