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De l'APN bloquée au gouvernement gelé...



De l'APN bloquée au gouvernement gelé...
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Photo : Riad
Par Amirouche Yazid
Un mois, jour pour jour, depuis les élections législatives du 10 mai 2012, rien n'a changé sous le ciel d'Algérie. Rien de positif conséquemment à cette élection, contrairement à ce qui a été suggéré antérieurement. Le constat à établir aujourd'hui est plus qu'inquiétant. L'APN est bloquée, le gouvernement est gelé et les partis politiques tentent leur remède organique. Quoi en perspectives ' Les vacances ! L'Assemblée populaire nationale, enjeu de cette échéance électorale, demeure inopérante. Une quinzaine de jours après son installation officielle, la chambre basse du Parlement est toujours à la recherche de ses propres structures. Son nouveau président, M. Larbi Ould Khelifa, semble être bloqué, dans cet exercice, par la majorité FLN. Les partis politiques ayant obtenu des sièges dans l'hémicycle Zirout-Youcef ne voient pas de «motif parlementaire» à faire partie des structures de l'APN. Aussi bien le FFS que le PT n'ont été preneurs des postes au sein des commissions parlementaires. Les deux partis préfèrent évoluer hors des commissions que dirigeront le FLN et le RND. Dans une réunion qu'il a tenu le 3 juin avec les représentants des groupes parlementaires, le président de l'APN a mis en avant «l'importance du rôle que doit jouer l'APN afin que son action puisse être à la mesure de la confiance placée en elle par le peuple et des défis qui attendent l'Algérie». Mais, la partie sera difficile à gagner dans une APN à la fois dominée et bloquée par la majorité FLN. Côté gouvernement, les effets du scrutin du 10 mai ne manquent pas. Le gouvernement est en stand-by. L'équipe gouvernementale, dirigée par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, ne sait pas grand-chose sur son avenir. Ouyahia, qui collectivise l'échec de son gouvernement, écarte
la possibilité de présenter sa démission. Il préfère attendre d'être reconduit dans son poste ou «appelé à d'autres fonctions», selon la formule officiellement consacrée. Le gouvernement est de fait «hors zone de couverture». Dans un autre mode de gestion, certains ministères sont au temps de l'intérimaire. Les affaires de ces secteurs sont pris en charge par d'autres ministres, qui cumulent ainsi deux secteurs ! Ce qui ne donne guère de crédit à tout ce qui émanerait des ministres-intérimaires. On a bien vu la gêne qui a «assiégé» El Hachemi Djiar, dans son rôle intérimaire de ministre de l'Enseignement supérieur, quand il a été obligé d'affronter les étudiants de Tlemcen choqués par une explosion de gaz survenue dans une cité universitaire. La gestion du pays n'a jamais atteint un tel niveau de bricolage et de déliquescence. Et pour boucler la boucle, il semble que les ministres -lesquels '- sont sommés de préparer leurs fiches pour les audiences du mois de ramadhan devant le jury présidentiel. Il ne faut pas s'affoler, c'est ce gouvernement qui prépare le cinquantenaire de l'Indépendance !


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