L'auteur de «L'attentat» et les «Sirènes de Baghdad» était jeudi à l'Institut français pour présenter sa dernière 'uvre «Les chants des cannibales», un recueil de douze nouvelles publié chez Casbah Editions.
Egal à lui-même, Yasmina Khadra rappellera que Tlemcen était sa ville adoptive, en ce sens qu'il était cadet de la révolution au Mechouar, avant de parler de son dernier-né littéraire. «J'espère que «Les chants cannibales» traduiront la palette de mon écriture qui change en fonction des atmosphères et des rythmes que j'essaye d'articuler autour de mes personnages». S'ensuivit un débat quasiment ubuesque avec un public connaisseur. «M. Khadra, vous avez déclaré lors d'une émission sur une chaîne de l'Hexagone qu'une partie de l'Algérie était française», a souligné un universitaire. Il n'en fallait pas plus à l'écrivain pour demander des preuves, avec une teinte de colère. «Je n'ai jamais dit ça, prouvez-le !»
Ne baissant pas les bras, le «téléphile» et néanmoins admirateur du romancier tente de donner des détails. A ce moment, M. Moulessehoul lance un défi à son vis-à-vis : «Omra contre Omra, à vous de prouver ce que vous dites !» Se sentant victime d'un lobby d'Algérien en France, l'écrivain dira : «J'aurais pu rafler tous les titres, si j'étais assujetti aux caprices des maisons d'éditions françaises. Elles ne m'aiment pas parce que je suis nationaliste !» Prié de donner les noms des intellectuels algériens formant ce lobby, M. Khadra se gardera de polémiquer davantage. Il parlera ensuite de son poste de directeur du Centre culturel algérien à Paris «Je sers mon pays».
Comme pour dire que c'était un honneur d'être à la tête de cette institution. Pendant la vente-dédicace et nous reconnaissant, Yasmina Khadra sous salua, d'abord, avant de nous faire remarquer : «Des journaux n'ont pas annoncé mes rencontres avec le public, ce n'est pas pour moi, mais pour le lectorat» Et d'ajouter : «N'écrivez rien, si vous voulez». Nous avons répliqué : «Justement, pour l'éthique et le respect dont vous parlez, nous allons en rendre compte à notre lectorat.» Sans rancune, Mohammed !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chahredine Berriah
Source : www.elwatan.com