Dans la journée d'hier, Martine Aubry, maire de Lille et ex-première secrétaire du Parti socialiste, s'est rendue à Tlemcen, pour la signature avec le wali d'un jumelage entre les deux cités.
Dans une conférence de presse aux côtés de Khalida Toumi, qui s'est tenue mardi dernier au Bastion 23, la maire de Lille est revenue sur les objectifs escomptés de cet échange et quelques questions d'actualités. 'Tlemcen est très riche culturellement. Nous allons travailler sur le patrimoine culturel, l'urbanisme, le point économique, la santé et des programmes divers sur la culture et la formation des jeunes", a indiqué Mme Aubry.
Ce jumelage de Lille n'est pas considéré comme 'constitutionnel", mais un 'travail entre les populations : les universitaires avec les universitaires, les médecins avec les médecins et les commerçants avec les commerçants". Ces volets cités par la maire consisteront sur le plan culturel à créer des échanges entre les artistes des deux villes.
Pour le plan économique, il sera marqué par l'aide à la création d'entreprises pour les hommes et les femmes, les nouvelles technologies, l'accompagnement des jeunes dans des start-up, le développement du e-commerce, la déconstruction-reconstruction et l'éco-construction. Concernant la santé, il sera marqué par un échange entre les hôpitaux de Tlemcen et de Lille, en partenariat avec le CHU de Montpellier. 'Cela va dans les deux sens, et c'est le plus important."
Cette collaboration entre les deux villes est une 'bonne chose" selon la maire, car la région de Lille connaît un taux fort 'd'Algériens ou d'origine algérienne". Pour réussir ce jumelage, une plateforme a été créée et sera 'mise aussi à la disposition des citoyens pour développer ce projet". Outre sa venue en Algérie pour la signature du jumelage, Mme Aubry a fait une petite escale dans la capitale pour rencontrer le président de la République avec lequel elle a eu 'une discussion intéressante et directe". 'Nous avons parlé du nouveau contexte franco-algérien après la visite de François Hollande. Nous avons aussi parlé de la situation internationale, bien sûr celle du Mali", a-t-elle souligné. Et d'ajouter : 'Bouteflika a ouvert l'espace aérien et je pense que cela a été apprécié par les Français parce qu'il faut retrouver aussi une relation de confiance nouvelle." A propos de l'intervention française au Mali, la maire a justifié cela en précisant que 'François Hollande devait agir rapidement pour ne pas laisser Bamako tomber entre les mains de ces islamistes". La rencontre entre le président Bouteflika et Mme Aubry s'est poursuivie autour 'de la situation au Maghreb (Tunisie), la Syrie et le Liban". Elle considère cette entrevue comme 'un entretien extrêmement sérieux et chaleureux". 'Nous pouvons très vite bâtir de nouvelles relations entre les deux pays", a-t-elle proposé.
Quant à l'éternelle question sur la 'guerre des mémoires", Mme Aubry a rétorqué : 'Hollande a dit les mots justes. Il ne pouvait pas dire les choses autrement et il a reconnu les souffrances des Algériens." Questionnée sur le droit de vote des étrangers, elle a répondu catégoriquement : 'C'est une nécessité absolue. On n'arrête pas de parler d'intégration, les citoyens étrangers sont des citoyens comme les autres et doivent avoir leur mot à dire."
H M
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hana Menasria
Source : www.liberte-algerie.com