Tlemcen - A la une

«Combinazione»



«Combinazione»
Depuis plusieurs saisons, les fins d'exercice du championnat de football, sur plusieurs paliers, prennent des allures dangereuses. Avant fermeture des boutiques le 19 mai prochain, la pression monte et les accusations fusent. Trois scandales émaillent la fin du championnat. L'accusation du PAC à l'encontre de l'USMB. L'accusation du président Yahla du WAT qui vise le président de l'APC de Tlemcen. Ce dernier aurait fait pression pour que le Widad cède le match à l'Entente. L'affaire JSMB dont le président Tiab accuse ses propres joueurs d'avoir levé le pied lors de la confrontation avec le MCO à Béjaïa. Les joueurs du MCA accusés également d'avoir aussi levé le pied face aux frères ennemis de l'USMA. Le match de Saïda qui a frôlé le drame est aussi à lier aux suspicions qui planent désormais, tel un mauvais nuage, sur notre sport roi. Des torrents d'encre et de salive en perspective pour cette fin d'un championnat de football qui ne s'est pas distingué par une amélioration du niveau et encore moins d'un progrès dans l'organisation. En ces ultimes rencontres, les arbitres sont sous très haute pression. Il est pour le moins curieux, au moment où la vigilance devrait être de mise pour éviter tout soupçon, de constater que certains arbitres se laissent à comptabiliser de longues minutes de temps supplémentaire. Durant lesquelles le résultat change, souvent avec ses conséquences sur l'avenir des clubs. Benouza a été voué aux gémonies, incriminé pour avoir «offert» le match à l'ESS lors de la demi-finale de la Coupe d'Algérie. Le président de l'USMH, Mohamed Laïb, ira plus loin, accusant le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, d'avoir donné consigne à l'arbitre Benouza de priver El Harrach de la finale. Des accusations explosives. Avec cette particularité toute algérienne que les charges ne sont pas nécessairement suivies de preuves tangibles ni d'actions en justice. Les tentatives de corruption et les matchs arrangés dans les compétitions sportives existent certes à travers le monde même dans les pays où le football est développé. A l'image des fameuses «combinazione» en Italie ou l'affaire des matchs truqués en Turquie. A la différence que dans ces contrées, la qualité du football atténue, un tant soit peu, les mauvaises odeurs.
M. B.


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