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COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LE MOUVEMENT NATIONAL À TLEMCEN Yazid Zerhouni : «Nous sommes une génération finissante»



Le palais de la Culture de Mansourah abrite le 9e colloque international sur le Mouvement national et la guerre de Libération. Les travaux de cette rencontre qui entre dans le cadre de la manifestation «Tlemcen capitale de la culture» ont débuté dans la matinée d'hier et prendront fin le 14 novembre. En se référant au programme de ces journées, on notera la présence d'importantes personnalités politiques venant notamment du Maghreb (Maroc-Tunisie et de l'Egypte) c'est aussi, la première apparition en public de Yazid Zerhouni depuis sa nomination au poste de vice- Premier ministre, qui était accompagné de Ali Haroun.
Selon les organisateurs, la présence de l'ex-ministre de l'Intérieur est plutôt une surprise et bien sûr l'inauguration de ce colloque a connu un changement. C'est donc le vice-Premier ministre qui fut invité à inaugurer les travaux. Dès le début de son intervention, Yazid Zerhouni dira : «Je suis ici en qualité de simple citoyen, il n'y a rien d'officiel dans cette visite». Et d'ajouter : «J'ai accepté cette invitation pour deux raisons. La première, c'est pour rendre hommage à un grand homme que fut mon ami et mon frère Aboubakr Belkaïd dans sa ville natale et la deuxième raison, est l'intérêt que je porte au Mouvement national en Algérie et à travers le Maghreb». Le vice-Premier ministre dira que Aboubakr Belkaïd a été assassiné parce qu' il défendait la République et la démocratie tout en rappelant qu'il a été le moteur du changement de la société civile. Tout au long de son intervention Yazid Zerhouni parlait de son prédécesseur sur un ton plein d'émotion, certains avaient du mal à reconnaître celui qui fut le ministre de l'Intérieur. Il prononcera une phrase qui en dit long sur l'homme politique écarté avec une certaine courtoisie : «J'appartiens à une génération finissante et la nouvelle génération doit s'impliquer», en soulignant que la majorité des jeunes pensent que l'Etat algérien est né juste après la guerre de libération alors que nos racines remontent à la préhistoire. Avant de clore son intervention, il s'adressera aux organisateurs du colloque en leur disant : «Je suis présent à ce colloque et je ferai preuve d'une grande volonté d'écoute.» Yazid Zerhouni a fait preuve d'une grande discrétion et n'a pas fait la moindre déclaration, il était tout le temps aux côtés de l'ancien Premier ministre tunisien El Hadi Baccouche. Si la présence dans la capitale des Zianides du simple citoyen Zerhouni n'est pas passée inaperçue, son message, par contre, reste difficilement décodé, le fait de reconnaître qu'il appartient désormais à une génération finissante est peutêtre un message adressé à d'autres avant que le printemps arabe ne frappe à nos portes. De son côté, Ali Haroun, dans un émouvant et vibrant hommage à Aboubakr Belkaïd a rappelé le rôle de ce dernier durant la guerre de Libération. Il fit une révélation historique devant l'assistance. «Pour Soustelle, dira-til, le collectif des avocats algériens dirigé par Aboubakr Belkaïd était plus dangereux que plusieurs katiba du FLN».
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