TLEMCEN - Différents thèmes liés à la contribution de "la perle du Maghreb" au mouvement national ont été développés samedi par des conférenciers algériens, marocains et tunisiens qui se sont relayés, à la première journée du colloque international "Tlemcen et sa région dans le mouvement national et la guerre de libération, de l'exode de 1911 à 1962".
Siari-Tengour Ouanassa de l'université de Constantine a abordé le thème "les archives de Tlemcen et sa région de 1945 à 1962" à partir de documents des services historiques de la défense et ceux d'Aix en Provence (France).
Tout en estimant que l'histoire sociale de la ville reste à traiter, cette historienne a demandé la facilitation de l'accès aux archives nationales. L'universitaire marocain Yechouti Rachid a traité du thème "Tlemcen et les révolutions au Maroc", en mettant l'accent sur la contribution de cette cité à l'action de Abdelkrim El Khettabi.
Le Rif marocain opérait ses logistiques en finances, journaux et autres moyens, à partir de Tlemcen. Cette ville servait également de point de départ des délégations rifaines pour l'étranger afin de faire connaître leur cause, a-t-il souligné.
Il a signalé, en outre, que le drapeau du Rif a été confectionné par El Hadj El Mokhtar El Tilimsani.
L'ex premier ministre tunisien, El Hadi El Bekkouche a présenté, pour sa part, une communication sur Messali Hadj dans laquelle il a mis l'accent sur l'importance du rôle joué par le père du nationalisme algérien dans l'impulsion du mouvement indépendantiste au Maghreb Arabe.
"Il a réussi à rassembler autour d'une cause nationaliste une élite et un groupe révolutionnaire. Avec le déclenchement de la lutte armée, cette relation a été interrompue et Messali s'est isolé des masses", a-t-il précisé.
Avant de faire une lecture d'une lettre adressée par le défunt président tunisien Habib Bourguiba à Messali Hadj, le conférencier a mis l'accent sur la nécessité "de rendre au père du nationalisme algérien sa place dans l'histoire".
Les mouvements migratoires entre l'Oranie et le Nord-est marocain durant l'époque coloniale a été mis à profit par l'universitaire marocain Mimoun Aziza pour signaler la forte présence des Marocains en Algérie et des Algériens au Maroc. Il a mis l'accent, par ailleurs, sur les différentes vagues d'émigrations enregistrées entre 1830 et 1962.
L'historien de l'université de Tlemcen Abdelmajid Boujella a indiqué, quant à lui, que l'exode de 1911 de Tlemcen a été précédé par d'autres mouvements migratoires, motivés par le refus des Algériens d'intégrer la société coloniale et de fuir les exactions et les actes de génocide perpétrés par l'occupant français.
La contribution de Tlemcen au mouvement national a été marquée également par la participation de personnalités de la région à la création, en juin 1903, de l'hebdomadaire "El Misbah", a évoqué, pour sa part, Benkada Sadek du CRASC d'Oran.
Cette publication paraissant les vendredis constituait une tribune et un espace d'expression pour les Algériens en quête d'indépendance et de liberté.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz