Tlemcen - Revue de Presse

BOXE - Encadreurs et dirigeants sont sur le point de jeter l’éponge



Le noble art en détresse à Tlemcen Malgré les résultats honorables réalisés la saison passée, dirigeants et encadreurs n’ont pas caché leur indignation quant aux conditions déplorables qui prévalent dans le domaine de la boxe à Tlemcen. Dans un passé très proche, de grands noms de la famille des pugilistes professionnels ont fait la fierté de l’Algérie dans les rings des organismes fédérateurs mondiaux pour ne citer entre autres que Ould Makhloufi et Hamani pour leur longue et riche carrière. Comme ça été le cas aussi dans les grandes rencontres internationales des Jeux olympiques des noms tels que Moussa, Aboud, Khentache, Kouchene, Allalou et bien d’autres qui ont marqué par leur talent l’histoire de la boxe. Tlemcen, à l’instar des autres villes du pays, n’a pas manqué d’être présente à la faisabilité de l’histoire de la boxe algérienne avec des noms tels que Mohamed Ould Mohamed, (Mezouar de son vrai nom), Ba Yahia (Ben Mezrouâa)... anciens champions de l’époque coloniale. Au cours des années 70 et 80, d’autres boxeurs ont brillé et marqué l’histoire tels que Moulay Ali, Mansouri, Belarbi, Ben Mezrouâa... et la liste est longue. Pas plus de cinq sections de boxe sont en activité dans de toute la wilaya et le nombre est voué inévitablement à la baisse si les conditions de travail restent en l’état tant sur le plan financier, défaut de subventions, que sur le plan moral, quand un athlète n’est jamais encouragé même à son retour primé d’un grand championnat. Malheureusement, aujourd’hui, la situation va en régressant. Des salles qui n’ont pas changé de look depuis longtemps, pour ne pas dire dans un état vétuste. Des équipements d’entraînements dégradés. Dirigeants et encadreurs attendent désespérément qu’on leur tende la main. M. Belkhroufa, ancien boxeur et actuellement président de la Ligue de boxe de la wilaya de Tlemcen ne cache pas sa déception des conditions déplorables dans lesquelles les pugilistes s’entraînent. Il affirme avoir soulevé à maintes reprises la situation alarmante de cette discipline auprès des responsables concernés lors des réunions et des rencontres, prévues dans le cadre du développement du sport mais avec uniquement des suites fixées aux calendes grecques. La boxe tend à se dissiper, soutient-il, par la désertion des jeunes des salles de boxe lorsque la rareté des moyens matériels et financiers se fait sentir même par les adeptes. A ce point ! N’est-ce pas là un cas très grave ?» s’étonne notre interlocuteur. Même impression chez M. Touati ancien athlète de l’équipe nationale et entraîneur actuellement de la JRB Tlemcen «Comment assurer la relève quand on arrive même pas à financer un simple déplacement de nos athlètes pour un championnat ? « s’interroge-t-il tout en poursuivant « et malgré cela, notre association est détentrice de plusieurs titres nationaux et internationaux, grâce à la volonté et la ténacité que nous avons développé grâce à la boxe ainsi qu’à la nostalgie qui nous nourrit spirituellement». Faut-il encore garder le dos tourné à cette discipline dans cette situation des plus déplorables ? La boxe aujourd’hui, s’en remet à tous ceux qui ont partagé avec elle un tant soit peu un moment pour qu’ils se rassemblent à sa sauvegarde. M. Makoudi
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