Le deuxième jour de la visite du président Bouteflika a été entamé par la pose de la première pierre de la résidence d'Etat, par l'aménagement et la réalisation de la villa Rivaud et la reconstruction de la villa Marguerite voisine situées à Birouana au lieu-dit Djlissa.
Un complexe auquel a été affecté une enveloppe de 1.170.000.000 DA et comprenant une résidence officielle (17 suites), une résidence d'hôte (11 suites) accompagnée d'un bloc de service de 20 suites et la villa Rivaud (17 suites) qui seront érigées sur un style maghrébin (fatimide) d'après l'architecte égyptien Abbès Mohsen. Des piscines, des cascades et un terrain de golf feront partie du décor signé par le bureau d'études Amadeus, celui-là même qui prit en charge la conception de l'aménagement du plateau de Lalla Setti. Toujours à Birouana, cette fois-ci inauguration d'un centre psychopédagogique dont l'impact recherché est d'améliorer et favoriser la prise en charge des enfants sur le plan médico-pédagogique ainsi que garantir des prestations de qualité à destination des enfants inadaptés. A quelques encablures se trouve le plateau de Lalla Setti. Là, Abdelaziz Bouteflika a découvert ce coin de paradis qu'est le parc de loisirs et de détente avec son lac artificiel. Auparavant, il «prendra» un bain de... foule éclair parmi une haie de jeunes triés sur le volet, criant le slogan en vogue «ouhda thalita ! ouhda thalita !» avant d'inspecter la station du téléphérique (amont) en s'installant dans une cabine où il a écouté les explications du représentant de la société suisse Graventa avec à ses côtés Amar Tou et le directeur des Transports. Du matériel dernier cri avec système d'alimentation photovoltaïque pour la téléphonie et la ventilation, selon le fournisseur qui a souligné que ce mode de transport (aérien) à vocation touristique vise à «valoriser le plateau de Lalla Setti...».
Quid du prix du ticket ? A côté se trouve la tour d'observation (mirador de 30 m, soit 6 étages) dont l'illustre hôte et la délégation qui l'accompagnait atteindront la plate-forme en empruntant l'ascenseur.
Le président jouira du panorama alors que son conseiller Benamar Zerhouni prit une photo numérique du paysage féerique «pour le fond (page bureau) de mon PC» (sic). Deux hôtesses circulaient pour la circonstance avec un plateau de pièces de monnaie (50 DA et 20 DA) destinées aux jumelles «télescopiques». Le MESRS Harraoubia a perdu deux pièces de 20 DA avant que la troisième ne «s'active». Virée ensuite du côté du promontoire (balcon front de mer). Exit la koubba de Lalla Setti. Direction le fastueux complexe historique de la wilaya V dont le musée est truffé de photos archives de Abdelaziz Bouteflika alias Abdelkader El Mali (dont une pause avec Ahmed Medeghri). Un portrait charismatique trône dans ce temple (chose qui était tabou avant), c'est celui de Messali Hadj. Certains ministres marchaient en «duo», affinités obligent, se tenant même par la main, comme Louh et Khelil, Harraoubia et Benbouzid, Barkat et (Benamar) Zerhouni alors que Khalida Toumi «évoluait» en solitaire et Yazid Zerhouni constamment à l'écart. Benamar Zerhouni, visiblement un passionné des archives «vivantes», alimentait sa banque de données avec son appareil numérique. Dans un coin, Amar Ghoul tenait un mini «point de presse» improvisé à travers lequel il annoncera qu'il effectuera à partir de samedi prochain une tournée de 3 jours qui le mènera de Bouira jusqu'à Tarf via BBA, Sétif, Constantine et Annaba. «Je fais le Safa oual Marwa» (sur l'autoroute est-ouest, ndlr). «C'est ghoul etourouqat», renchérira une consoeur. Abdelaziz Bouteflika a été reçu par un comité d'accueil représentant la famille révolutionnaire de la wilaya V (une centaine) avec à leur tête le fameux Si Salah Nehari qu'il a «passé en revue» (un exercice auquel se prêtèrent également et par ordre Cherif Abbès, Djamel Ould Abbès et Tayeb Louh) en dépit de sa fatigue avant de prendre une photo souvenir avec les moudjahidine et écouter un discours laudateur prononcé par un professeur universitaire Mortada Mohamed. A la fin, un «ouhda talitha !» fusa dans la salle. Le dernier point sur ce site aura été la maison de la nature (parc national). A noter que la presse (journalistes et photographes) ont été laissés en rade sur le plateau, ratant ainsi les quatre points restants, à savoir le complexe mère-enfant (12O lits) au niveau du CHU Dr Tidjani Damerdji, le lycée (1.000 places) et le centre anticancéreux (120 lits) de Chetouane ainsi que la station d'épuration de Aïn El-Hout. Un incident imputable aux services d'ordre qui auraient bloqué le bus pourtant muni d'un coupe-fil. A propos de presse, quelque 150 journalistes assuraient la couverture de cette visite, dont trois agences étrangères (Reuters, New Press et Agence Européenne d'information).
L'après-midi, le ministre de l'Intérieur a animé un point de presse au siège de l'APW (lire l'article de B. Saïd). Quant au président de la République, il devait parachever sa visite d'inspection et de travail par l'inauguration de 5 projets, à savoir 600 logements LSP sur 850 à Oudjlida, 130 sociaux dans la même zone, le dédoublement de la RN 22 sur 45 km entre Hennaya et les limites de la wilaya avec Aïn Témouchent et le transfert de l'AEP à partir du barrage de Sekkak vers le groupe urbain de Tlemcen (Tlemcen-Chetouane-Mansourah). En sus de la visite du projet de 1.000 logements sociaux locatifs (en cours de réalisation) et la pose de la première pierre du projet de réalisation de 5.000 logements au niveau du plateau de Boudjlida et programmé pour recevoir 6.000 logements (nouvelle ville).
A noter qu'initialement, la visite devait durer 3 jours avec au programme Maghnia où Ben Bella doit réunir aujourd'hui (mardi 14 octobre) son comité des sages de l'UA qui intervient après le jubilé qu'il avait organisé dans sa ville natale précitée en 2005. Retour sur le programme de la deuxième journée de la visite par rapport à l'après-midi, qui fut marqué par la pose de la première pierre de la cité universitaire (2.000 lits) et d'un campus annexe de 9.000 à Mansourah où une cérémonie similaire concernera le complexe culturel qui n'a pas joui des faveurs de l'illustre hôte en termes de style architectural : «Même Si Amar (Tou) qui ne sait pas dessiner est capable de tirer sur la comète ce plan...», ironisa le président. En outre, trois projets ont fait l'objet d'inauguration ; il s'agit d'une cité universitaire (4.000 lits) voisine du nouveau pôle 2 Mansourah, d'un ensemble de 138 logements AADL et d'un autre de 274 logements à Imama...
En marge de la visite, le président Abdelaziz Bouteflika a reçu dans sa résidence officielle le panel des sages composé en l'occurrence par Ahmed Ben Bella, Miguel Trovoada (ancien président de Sao Tomé et Principe) et Ahmed Salim (ancien SG de l'OUA). A la maison de la culture, le président et ses illustres hôtes avaient assisté à une soirée musicale animée tour à tour par Nouri Koufi, Rym Hakiki et Hadj Ghaffour ainsi que la présentation d'une modeste «fresque» (symbolisant Abdelaziz Bouteflika) dédiée au président. On n'a pas entendu une seule fois une sonnerie de portable. Et pour cause. La salle était truffée d'appareils destinés au brouillage (risque d'explosion par télécommande). Au khlass haouzi «Ya bent ennas, adjbouni aïnik» exécuté sur un rythme allégro par Cheikh Ghaffour, la «piste» se remplit de danseurs «officiel» ; c'est Ahmed Ben Bella qui mena le bal suivi de sa femme (une ancienne journaliste de RA, originaire de Msila), Khalida Toumi, la femme de Miguel Trovoada et Abdelkader Messahel (ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines) volant la vedette aux jeunes en chedda tlemcénienne qui accompagnaient les orchestres. Une convivialité visiblement appréciée par le président. Un extra inattendu qui provoqua la ruée des photographes qui entraîna une onde de choc auprès de la garde présidentielle qui arriva à gérer la situation sans trop de dégâts... A la fin de la soirée, le président monta sur scène et prit une photo souvenir avec les artistes.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Allal Bekkaï
Source : www.lequotidien-oran.com