Les gardes-frontières ont une nouvelle fois mis en échec l'introduction d'une importante quantité de drogue à partir de la bande frontalière. Cette opération a eu lieu au lieudit Rahba, à quelques mètres du tracé frontalier.
Samedi, aux environs de 6h du matin, les éléments d'un poste avancé des GGF ont repéré un véhicule de type Renault Master, immatriculé à l'étranger, qui s'apprêtait à franchir la frontière. Les gardes-frontières de la 19e compagnie de Bâb el Assa ont aussitôt mis en place un dispositif pour arrêter le vehicule suspect. Avant même l'arrivée des gendarmes sur les lieux, les narcotrafiquants ont rebroussé chemin vers le Maroc, en abandonnant le véhicule qui transportait plus de 43 quintaux de kif traité. Il faut dire que les éléments du Darak el watani de Bab El Assa (Boukanoun) ont eu la main heureuse, lors de cette journée de samedi, et pour cause une opération de grande envergure était programmée le jour-même. C'est donc tout le staff du commandement régional et à leur tête le colonel Boukhbiza, commandant de groupement et du responsable de la communication, le colonel Kechoud, qui s'est rendu à Boukanoun pour superviser cette opération, qui a eu lieu au moment même où les forces de sécurité étaient appelées en renfort à Tlemcen pour un match de football entre le Widad de Tlemcen et le Mouloudia d'Alger. Selon le commandant Boukhatem, c'est à la suite d'un renseignement parvenu à ses services que ses éléments avaient pris position à cet endroit précis pour attendre l'arrivée du véhicule signalé. Cependant, on constate qu'à chaque prise, les trafiquants réussissent apprendre la fuite. Ce phénomène est plutôt inquiétant dans la mesure où il ne permet pas d'identifier les auteurs du délit et les membres du réseau qui activent au nord du pays. Le colonel Boukhbiza explique ce regain d'activité des trafiquants dans cette localité par une nouvelle stratégie adoptée par les commanditaires qui ont renoncé à utilisé les frontières sud qui font l'objet de surveillance accrue. D'autre part, le relief du terrain facilite la fuite des convoyeurs de la drogue et les gardes-frontières ne peuvent faire usage de leur armes eu égard à la proximité des frontières, il faut dire qu'a certains endroits, au niveau de Oued Kiss, il est difficile d'évaluer une position au niveau de ces frontières naturelles. Même les tirs de sommation peuvent provoquer un incident frontalier et on comprend donc la retenue des gardes-frontières. Pour le commandant Boukhatem, «les trafiquants ne reculent devant rien et surveillent tous les mouvements au niveau de la bande frontalière, le combat continue et il faut à chaque fois relever le défi lancé par ces criminels. Tout le monde reste mobilisé et les prises effectuées depuis le début de l'année démontrent notre volonté de lutter contre ce fléau», avec l'implantation d'autres infrastructures sur la bande frontalière l'étau va se resserrer pour tous les trafiquants. Concernant la drogue, le commandant Boukhatem est on ne peut plus clair, les quantités saisies dépendent aussi de l'offre et de la demande, ce qui implique que la lutte est à mener aussi à l'intérieur du pays où les véritables barons de ce trafic se cachent derrière d'autres activités. Cela fait longtemps que tout le monde est convaincu que l'argent de la drogue finance les groupes terroristes, mais cet argent sale a aussi investi l'activité politique.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Zenasni
Source : www.lesoirdalgerie.com