Tlemcen - Revue de Presse

Bouali Fouad (Entraîneur)



«Je ne ménagerai aucun effort pour sauver le Widad» Le nouvel entraîneur du Widad de Tlemcen estime que beaucoup de travail attend son équipe qui possède de bons éléments. L’ex libero de charme du Widad a déjà entraîné les «Bleu et blanc» en compagnie de l’excellent coach Boualem Charef. A l’époque, le duo avait réussi un excellent parcours avec un groupe issu quasiment de l’école widadie. Réussira-t-il cette fois-ci avec cette nouvelle génération ? Suivons-le dans ce petit entretien qui suit : - Peut-on dire que vous êtes officiellement au WAT ? - Effectivement, je vais diriger la première séance d’entraînement aujourd’hui (mardi), ce sera une prise de contact avec les joueurs. - Comment se sont faits les contacts ? - Tout d’abord, je dois vous avouer que c’est un métier que j’ai accepté et que j’ai choisi et c’est peut-être la destinée si je suis entraîneur. Cette fonction se fait un peu partout et c’est rare de trouver un entraîneur qui fait toute sa carrière dans une seule équipe. On est en 2007 et bientôt 2008, et c’est peut-être devenu une mode de voir un entraîneur rester un ou deux ans ou quelques matchs et c’est rare de trouver un coach qui a la chance de faire un travail à long terme. Pour répondre clairement à votre question, avant d’accepter, j’ai été sollicité par M. Bouraoui pour venir travailler. On a passé en revue beaucoup de choses qu’on a discutées entre nous mais on a parlé surtout d’objectifs immédiats des responsables et du staff technique. - Concernant l’objectif et les conditions de travail ? - On s’est mis d’accord. Ma proposition et celle des dirigeants convergent. Je sais que le Widad se trouve dans une situation très délicate. Alors à nous de nous mobiliser pour sauver le WAT de la relégation et le plus important pour moi c’est la continuité dans le travail et cela quel que soit le résultat de cette fin de saison. - Et votre staff technique ? - Ce n’est pas le fait d’accepter ou ne pas accepter de travailler avec tel ou tel adjoint, je suis là chez moi, je connais Dahleb, je connais Houti, je connais beaucoup de joueurs, je connais bien l’entourage et je ne suis pas dans une autre équipe où je connais personne. Maintenant, ce n’est pas une question de compétence ni de quoique ce soit, pour moi c’est une question d’organisation du travail. Le plus important pour moi c’est de parler avec le staff qui est là, on va discuter de notre méthode de travail, de ce qui est attendu de nous et quel est le rôle de chacun. Maintenant, si on est d’accord sur tous les plans, on continuera le travail ensemble et si c’est le contraire, on ne pourra pas travailler dans le flou et là c’est l’équipe qui paie les pots cassés. - Concernant l’effectif, y aura-t-il un recrutement ? - Ecoutez, ce qui est sûr, des fois on ne veut pas voir. Il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. D’abord est-ce que le WAT a les moyens financiers de faire un recrutement et si c’est pour faire venir des joueurs de qualité moyenne ou médiocre et juste pour être à la mode et dire on a changé de joueurs, au mercato, je dirai que ce serait une perte d’argent et surtout une perte de temps. Maintenant, je vois que l’équipe a besoin d’être renforcée ça c’est certain, donc il serait urgent de trouver d’abord de l’argent pour ramener de joueurs de qualité qui donneront un plus à l’équipe. - D’après vous, le maintien est-il dans vos cordes ? - On profite maintenant de cette trêve hivernale pour préparer l’équipe dans de bonnes conditions, il reste encore beaucoup de matchs à jouer. En plus, beaucoup d’équipes sont dans notre cas, alors en football tout est jouable. De toute façon nous allons beaucoup travailler pour sortir de la zone dangereuse. Je suis venu au WAT pour aider au redressement de la situation du club lequel, faut-il le dire, ne mérite pas cette place dans les profondeurs du classement. - Les supporters ont bien accueilli votre arrivée que pouvez-vous leur dire ? - D’abord, je dois dire que je suis touché par leurs marques de sympathie, je les remercie pour leur accueil cependant on ne doit pas leur mentir en leur promettant monts et merveilles. Ce que je peux dire, c’est que je ne ménagerai aucun effort pour aider le WAT à sortir la tête de l’eau avec l’aide de tous. Il faut savoir qu’une équipe sans ses supporters n’a pas lieu d’exister et ce sont eux qui la font vivre, un stade vide ressemble à un cimetière et par les supporters seul le résultat compte et c’est légitime pour eux donc je suis heureux que les gens soient contents de ma venue à Tlemcen. M. Degui
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