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Bidonvilles : L'autre visage de la capitale islamique Tlemcen : les autres articles



Bidonvilles : L'autre visage de la capitale islamique                                    Tlemcen : les autres articles
Sans eau, ni électricité, encore moins de sanitaires, les habitants du bidonville Biyada livrent une bataille quotidienne aux serpents et aux rats.
À quelques pâtés de maisons de la cité culturelle où les sites sont flamboyants neufs, Biyada à Abou Tachfine (ex-Bréa) est comme une verrue sur un visage. 20 familles vivent dans des habitations de fortune, bâties avec du zinc, du carton et des sacs en jute. Sans eau, ni électricité, encore moins des sanitaires, ces infrahumains (vieillards, femmes et enfants) livrent une bataille quotidienne aux serpents et aux rats. «Nous occupons ces semblants de maisons depuis 20 ans, nous avons, comme tous les citoyens qui se respectent, fourni des dossiers pour l'obtention de logements décents.
Des commissions de l'APC, puis de la daïra, se sont déplacées jusqu'ici pour constater les faits, mais en vain. Aucun d'entre nous n'a bénéficié d'un toit. Et dire qu'il y a des centaines de logements livrés à la dégradation et qui attendent d'être distribués», indique M.Berezkallah, 72 ans. Une autre femme, mère de trois enfants, dénonce pour sa part, «On nous a demandé de l'argent pour prétendre à un logement». Aux alentours, des bassins marécageux dégagent une odeur pestilentielle. Des insectes et des accidents (noyades) menacent ces sinistrés livrés à eux-mêmes.
«Vous voyez bien qu'il n'y a même pas de voies d'accès et quand je mourrai, on aura du mal à me faire sortir de ces dédales». M.Berezkallah pleure. Difficile de rester indifférents à ce destin. Mme Bentoumi, éplorée, souligne «On vit dans ces trous comme des rats. Qui peut rester indifférents à notre sort ' Il y a des logements vides, l'Etat a de l'argent. Nous sommes prêts à vivre même dans l'enfer pourvu que ce soit dans une habitation décente». Ces personnes disent qu'elles ont perdu leur dignité dans une Algérie où, à quelques pas de chez eux, on chante, on danse, on mange plus qu'à sa faim. On accueille des invités du monde entier' «Nous sommes des Algériens à part entière. Que nos responsables se déplacent ici pour voir où vivent leurs semblables'»
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