Tlemcen - Revue de Presse

Béni-saf - Il voulait quitter l’école



Un adolescent prétend avoir été kidnappé C’est une nouvelle qui a poussé les parents d’élèves de la région de Béni-Saf à une plus grande vigilance, la plupart d’entre eux s’étant même mis à accompagner leurs enfants jusqu’au seuil des classes, eux qui n’en avaient pas l’habitude: «Un jeune collégien venait de se faire kidnapper à Oulhaça». Il s’agissait du jeune B.B., âgé de 14 ans, scolarisé en 1ère année moyenne au CEM de Sidi Ouariache, dans la daïra de Oulhaça, dans l’extrême ouest de la wilaya de Aïn Témouchent. Le 18 septembre, comme à l’accoutumée, il a quitté son douar (El Bratla) pour se rendre à l’école. Il ne donnera, cependant, plus signe de vie durant toute la matinée. Puis, vers le milieu de l’après-midi, il appelle son père, commerçant dans la cité Aïn Larbaâ (Béni-Saf), à partir d’une cabine téléphonique du douar Abid, dans la région de Remchi (wilaya de Tlemcen). Il lui apprend alors que trois hommes, circulant à bord d’une Peugeot 505 grise, l’avaient abordé le jour même, plusieurs photos en main; ces dernières représenteraient sa famille dont son père. L’ayant reconnu, toujours selon ses dires, il s’est fait embarquer manu-militari dans la voiture qui aurait pris par la suite la direction de Tlemcen. En cours de route, précisera-t-il au téléphone, il avait entendu ses ravisseurs débattre du montant de la rançon à exiger pour sa libération: 10 millions. Le père, abattu, s’est aussitôt dirigé vers la gendarmerie pour déposer plainte. Dans une affaire aussi délicate, les éléments de la maréchaussée ont pris toutes les mesures qui s’imposent. Mais, entre-temps et à partir de son portable, le jeune B.B. entre à nouveau en contact avec son père, lui annonçant que, profitant d’une panne mécanique de la 505, il avait réussi à se soustraire à ses ravisseurs et qu’un véhicule Kangoo de passage l’avait déposé à Hadjerate El Gate, dans la wilaya de Tlemcen. Des faits aussi graves demandent des vérifications et des recoupements qui sont demeurés stériles. Peut-on enlever dans un douar, en plein jour, un enfant sans le moindre témoin? Les enquêteurs sont allés plus loin; pourquoi B.B., un grand gaillard malgré ses 14 ans, une fois enlevé, s’est-il adressé longuement à son père à partir d’une cabine publique bien que possédant un portable? Par ailleurs, le jeune a parlé de violences exercées par ses pseudo ravisseurs, montrant un tricot de peau déchiré, alors que, curieusement, la chemise neuve qu’il portait est restée intacte. Finalement, l’enquête a, semble-t-il, abouti, selon nos sources, sur une totale extrapolation des faits dont les motifs profonds seraient liés à la scolarisation de l’enfant. Ce dernier végète, en effet, depuis trois années, en 1ère année, ce qui a créé chez lui un certain complexe. Craignant la foudre de ses parents s’il quittait les bancs de l’école, il aurait inventé ce stratagème tiré tout droit d’un polar. Une drôle d’idée qui a mis en émoi toute une région où on ne parle que de ça. Madani Med
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