
Il y a dix jours, une bande, composée de quatre personnes et armée d'un fusil d'assaut kalachnikov, a semé la terreur de nuit, dans ce village.Les témoins encore sous le choc nous racontaient alors: «Dans un premier temps, des énergumènes ivres et accompagnés de femmes ont atterri d'une manière brutale dans notre localité vers 1h du matin à bord d'un véhicule de type Mercedes. Moteur vrombissant, klaxons assourdissants, ils s'étaient mis à insulter les habitants.Nous sommes sortis pour les prier de respecter la population. Ne voulant rien entendre, ils ont redoublé de férocité en tentant d'agresser des pères de famille. Nous les avons, alors, repoussés, croyant que nous allions retrouver notre quiétude, mais c'était mal connaitre ces maffieux. Une demi heure plus tard, ils sont revenus, mais cette fois avec deux autres personnes dont l'un était armé d'une kalachnikov. Inconscient, il s'était mis à tirer sur tout ce qui bougeait, une femme a même failli passer de vie à trépas».Les mêmes personnes, des présidents d'associations et des pères de famille précisaient : «Deux personnes portaient des casquettes de militaires. Nous n'accusons personne, peut-être que ces fous voulaient nous induire en erreur en portant ce type de casquette, mais ils avaient bien une kalachnikov.On a ramassé des douilles qu'on a remises aux éléments de la gendarmerie de Maghnia qui ont rappliqués la nuit même après nos appels». 24 h plus tard, un suspect a été arrêté et deux jours plus tard, de fil en aiguille, les enquêteurs militaires ont réussi à identifier, puis arrêter le tireur à kalachnikov, un garde-frontière du 19ème groupement (Bab El Assa).Un grand soulagement pour la population. «Maintenant, nous savons qu'il s'agit d'un garde-frontière, et pas d'un bandit ou d'un terroriste. Nous avons chassé le doute. C'est peut-être cynique, mais nous sommes soulagés», indique Ahmed Belkheir, président d'un comité de quartier. Au mois de mai dernier à Tlemcen, lors du colloque sur la contrebande et son impact social et économique sur la société algérienne, le général Othmani, commandant du groupement régional de la gendarmerie nationale, avait souligné que «Des gendarmes des brigades de la sécurité routière et des GGF se sont adonnés à la corruption (?) Des gendarmes ont été poursuivis pour corruption et jugés par les tribunaux militaires». Et pour lutter contre ce fléau, le général avait incité à la «dénonciation de ce phénomène en utilisant tous les moyens dont le numéro vert».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chahredine Berriah
Source : www.elwatan.com