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Bande frontalière Ouest



Bande frontalière Ouest
Les autochtones effrayés et se sentant dans l'insécurité totale racontent par la voix d'un président d'association, en l'occurrence Ahmed Zeboudj: «Dans un premier temps, des énergumènes ivres et accompagnés de femmes ont atterri d'une manière brutale dans notre localité vers 1h du matin à bord d'un véhicule de type Mercedes.Moteur vrombissant, klaxons assourdissants, ils s'étaient mis à insulter les habitants. Nous sommes sortis pour les prier de respecter la population. Ne voulant rien entendre, ils ont redoublé de férocité en tentant d'agresser des pères de famille. Nous les avons, alors, repoussés, croyant que nous allions retrouver notre quiétude, mais c'était mal connaitre ces maffieux. Une demie heure plus tard, ils sont revenus, mais cette fois avec deux autres personnes dont l'un était armé d'une kalachnikov. Inconscient, il s'était mis à tirer sur tout ce qui bougeait, une femme a même failli passer de vie à trépas».Un autre citoyen lui emboîte le pas, apeuré, mais très en colère: «Deux personnes portaient des casquettes de militaires. Nous n'accusons personne, peut-être que ces fous voulaient nous induire en erreur en portant ce type de casquette mais ils avaient bien une kalachnikov. On a ramassé des douilles qu'on a remises aux éléments de la gendarmerie de Maghnia qui ont rappliqué la nuit même après nos appels».Mohamed R, membre de la société civile, abonde dans le même sens, mais sans toutefois se montrer étonné: «Ce n'est pas la première fois que des énergumènes armés viennent dans notre village pour semer la terreur. C'est quasiment des scènes coutumières auxquelles la population est livrée. Nous avons peur bien sûr et nous demandons plus de sécurité».D'après une source du commandement de la gendarmerie nationale de Tlemcen: «trois individus ont été identifiés dont l'un arrêté». Des personnes sont soupçonnées d'avoir eu recours aux hommes armés (dont on ignore encore la profession) pour les venger d'une population qui avait seulement essayé de défendre son honneur. Le village de Bétaïm ou Tiripinthe est situé entre la ville de Maghnia et le poste frontalier Akid Lotfi sur la bande frontalière.


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