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Aussi belle que Grenade Temporal



Aussi belle que Grenade                                    Temporal
Elle fut de tous les combats, de toutes les gloires qu'a le Maghreb. Aussi coquette que Grenade, elle garde encore les vestiges d'une immense cité ou l'or et l'argent se confondent dans le fast princier de ses habitants. Aujourd'hui, dans un magma de culture elle rejaillit de l'oubli pour nous dévoiler son opulente vocation culturelle sur les routes du sel et de la soie Discrète mais grande par sa noblesse dans l'art de générer les plus beaux fleurons de la culture, Honaine, cette ville où naquit Tarek Ibn Ziad nous révèle ses plus beaux atours. Son eau chanté par les plus grands chevaliers de la poésie nous entraîne vers les majestueuses chutes, donnant les plus beaux vergers. Elle tient sa réputation d'une très longue domination sur la culture et le commerce entre Tombouctou et le Maghreb. Blottie entre Beni saf et Nedroma, sa vaste perspective marine l'Espagne gardent encore souvenir d'une épopée ou l'Andalousie et le Maghreb ne formait qu'un bloc. Longtemps sacrée route du sel par qui converge de puissants caravaniers vers Tombouctou, Ahmed El Mansour ed Dahabi qui institua le commerce caravanier par le troc entre le sel et l'or fit frapper le toute première monnaie de cet âge d'or. Dans cette immense cité oubliée les souvenirs reviennent dans une trame culturelle des Zianides. Lalla Setti, petite-fille de Abdelkader El Jilani, fondateur de la grande confrérie El Kadiria détient une part importante dans la mémoire collective des Honainis qui continuent à accomplir le célèbre pèlerinage vers le sanctuaire de la « sainte protectrice » des démunis. Zenatas, Senhadja se sont succédés dans une logique évolutive de gestion des arts dans cette capitale. C'est enfin les princes mérenides qui, sous la domination successive de Abou Hamou et Youcef El Mereni que Honaine a connu son magnifique lustre de capitale Maghrebine. La ville détient encore l'exclusivité du mode Goubahi par l'entremise de ses cheikhs Sidi Said El Mendaci, Ben Brahim et Ain Tedeles C'est dans un Maghreb en pleine ébullition culturelle avec l'apparition du mouvement mystique sous le règne des Watasside que Honaine excella dans le développement des arts et métiers. Sidi Ayade fut l'un des pionnier de la poésie lyrique, son disciple Abdelkader El Masmoudi , devient maître du Melhoun El Mendaci fut chargé dès lors par Abou Hamou El Merini de répertorier le patrimoine culturel Zianide Cette reconnaissance n'en fut pas moins payante, puisque Honaine fut encore une fois appelée à la rescousse pour aider sa s'ur jumelle Tlemcen à retrouver ses marques. Aujourd'hui, l'histoire nous rappelle à l'ordre sur une feuille de route culturelle dont le passage obligé est celui d'une ville qui mérite tous les égards.
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