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Artisanat : un salon pour quoi faire ' Tlemcen : les autres articles



La maison de la culture Abdelkader Alloula et le palais du Mechouar ont accueilli des artisans de plusieurs wilayas du territoire algérien dans un salon qui se voulait révélateur du talent et du degré de créativité dont disposent les artisans ou ce qu'il en reste.
Tapis et costumes tlemcéniens, une griffe connue et reconnue, mais qui n'a plus pignon sur rue en raison de la concurrence déloyale, des prix élevés de la matière première, l'indifférence des pouvoirs publics pour l'art et le rabattement sur des tocs chinois et autres contrefaçons. «Ce n'est plus rentable, les anciens artisans ont quitté le métier, et ceux qui persistent encore dans cette ''harfa'', ils le font par amour», indique, dépitée, une vieille femme, affairée à démêler ses fils enchevêtrés dans son métier à tisser. Pour le directeur de la chambre d'artisanat de Tlemcen : «Une nouvelle politique a été engagée pour replacer le métier dans sa véritable dimension'».
Un discours qui va à contre-sens de la réalité du terrain. Des objets beaux de Mascara, de Nedroma, de Kabylie et d'autres régions du pays: costumes traditionnels, poterie, tapis' des chefs-d''uvre mais qui ne trouvent pas trouvent leur place dans un marché anarchique où le prix bas a pris le dessus sur la qualité. Et de nous interroger: «Un salon de l'artisanat, pour quoi faire, si le produit national est exposé juste pour une manifestation ' A chaque occasion, on est abreuvé de félicitations et de promesses, mais cela ne nous nourrit pas», estime la vieille dame'
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