Tlemcen - A la une

Après les festivités...le rideau noir!



Après les festivités...le rideau noir!
Le spectre d'un rideau noir et celui d'une mort culturelle se profilent d'ores et déjà à l'horizon, pourtant la matière grise et les infrastructures ne manquent pas!
«La manifestation culturelle «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011» a permis de relancer les activités culturelles, dans toutes leurs branches aussi bien au chef-lieu de la wilaya de Tlemcen que dans les communes et les daïras les plus lointaines et ce, après que celles-ci aient subi, pendant plusieurs longues années, les affres de la stagnation culturelle, de la morosité, la paresse et l'absence d'initiative», a indiqué un jeune chanteur de la commune de Maghnia, Omar Draou. Et ce dernier d'ajouter que «les semaines culturelles, qui ont drainé des centaines de chanteurs vers la wilaya de Tlemcen, ont permis à nos chanteurs d'acquérir une grande expérience en côtoyant de près des centaines de chanteurs et artistes venus des différents horizons du pays et de plusieurs autres venus des pays arabes et musulmans». Dans quelques jours, les habitants de la capitale des Zianide feront officiellement leurs adieux à une manifestation culterelle qui a égayé, pendant 365 jours, leurs journées ainsi que leurs soirées, «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011». Le compte à rebours est lancé tandis que les enseignements tirés sont tout aussi nombreux alors qu'une vraie problématique est tout de même posée: de quoi sera faite la période post- Tlemcen capitale de la culture islamique' «Souhaitons que la festivité de 2011 serve de prélude et de déclic pour la continuité de la programmation et l'animation intensifiées par des activités culturelles un peu partout dans les localités composant la capitale des Zianide», ambitionne Omar Draou espérant que «les chances soient données en toute justice et équité à tous les chanteurs qui interprètent les différents styles musicaux». Pourquoi cet intérêt particulier et ces appels quant à poursuivre de manière habituelle les animations culturelles dans leur wilaya' Les chanteurs locaux, eux, n'ont pas dissimulé leur boulimie quant à monter sur scène. En animant les spectacles entrant dans le cadre de la clôture de la festivité «Tlemcen, capitale de la culture islamique», c'est autant de réponses significatives: où est donc notre place dans la scène artistique' semblent-ils dire. Le spectre d'un rideau noir et celui d'une mort culturelle se profilent d'ores et déjà à l'horizon. Pourtant, la matière grise et les infrastructures ne manquent pas!» «Les chanteurs locaux sont prêts à animer des spectacles de haut niveau pourvu que l'occasion leur soit donnée! s'est exclamé un jeune étudiant rencontré au théâtre de verdure Koudia à l'occasion de la soirée raï organisée dimanche soir. Cette soirée, qui a été tout juste moyenne faute d'expérience dans l'animation des grands spectacles et le réglage de la sonorisation, a tout de même laissé une impression particulière puisque les présents, constitués en majeure partie de jeunes, ont affiché leur engagement alors que les chanteurs qui se sont succédé sur le podium du Théâtre de verdure ont brisé le «dogme» faisant croire que seuls les chants hawzi et andalous sont dominants. Comme effets collatéraux de cette «domination», les victimes sont nombreuses puisque, hormis les plus futés, des dizaines de chanteurs des autres styles, qui peinent à trouver des espaces d'expression, se sont retrouvés écartés. Pourtant, la wilaya de Tlemcen, à travers ses localités les plus reculées, regorge de centaines d'artistes défendant sans pour autant lâcher ni encore moins désespérer, plusieurs styles musicaux comme la chanson oranaise, le raï et Jil Jalala. Cheb Anouar et le groupe Noudjoum Es Saf en sont des exemples concrets. En tout état de cause, la wilaya de Tlemcen est sortie de sa léthargie culturelle, les animations organisées dans le cadre de «Tlemcen, capitale de la culture islamique», qui est à l'origine de la réalisation des plusieurs dizaines d'infrastructures de base, a laissé un goût particulier chez les populations locales, la soif de sortir de leur ordinaire. Aussi, l'impact de la manifestation a été international étant donné qu'au moins 50 pays musulmans ont pris part à une action dédiée exclusivement à la culture islamique. Les différentes expositions qui ont été organisées ont drainé quelque 500.000 visiteurs.


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