
Fils de photographe, Ammar Hachi, qui participe au festival national de la photographie à Tlemcen qui se tient jusqu'à la fin du mois en cours, confie que la photographie est non seulement une manière de voir, mais aussi de penser, c'est également une façon d'explorer son propre univers. Ce sont là les raisons qui l'ont poussé à s'armer d'un appareil photo, tout comme son père durant les années soixante. « Je me trouve parmi une multitude de photographes de talent présents à ce festival, et le thème choisi, à savoir ''La photographie, 50 ans d'âge'', m'a poussé à choisir des photographies qui relatent les joies du peuple dans les stades, notamment lors du match Algérie Egypte ». Ammar Hachi précise au sujet de la photographie que la création de l'image doit l'emporter sur le réel photographié, elle doit devenir un art dont les particularités restent à définir. S'agissant de cette édition du festival, Hachi affirme que les photographes se sont plus attelés à retranscrire les sujets qu'ils photographient parmi les artistes par exemple : Fadila Dziria, Chaou Abdelkader, Sid-Ahmed Agoumi, celles prises avant et après l'Indépendance..., de manière originale et artistique. « La photographie est l'un des métiers les plus durs à mon avis, mais aussi l'un des plus compliqués, car la photographie doit savoir allier la technique et l'artistique », souligne-t-il. Ammar Hachi rappelle de ce fait que sa passion pour cet art est née lorsqu'il accompagnait son père dans ses pérégrinations. « J'ai eu la chance de passer longtemps par le laboratoire de mon père. » C'est ainsi que naturellement son intérêt pour cet art est né. « Enfant, je passais beaucoup de temps avec les outils de mon père et, finalement, c'est l'histoire de toute une vie ! », dit-il. Du haut de ses soixante ans, Amar Hachi considère que la photographie a le mérite d'immerger l'observateur dans la réalité, dans le monde, de façon rapide et facile. Ce festival en sa troisième édition, selon lui, demeure une occasion pour montrer que la photographie est un art, car elle permet de véhiculer des messages clairs et forts. « Les photographies nous engagent en ce qu'elles représentent en idées », fait-il remarquer. Cependant, il souligne que même lorsque l'individu refuse de faire face à cette réalité, l'image reste, et elle l'oblige en tant qu'élément témoin de l'accepter même plus tard.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Medjahdi
Source : www.horizons-dz.com