Tlemcen - Revue de Presse

Aïn Témouchent Le cancer du colon en hausse inquiétante



Fidèle au rendez-vous annuel, le secteur sanitaire d'Aïn Témouchent, a organisé, les 16 et 17 juin, les 5èmes journées de chirurgie digestive et laproscopique, une manifestation scientifique ayant regroupé des sommités de renommées avérées telles que les professeurs Senouci Kandil, Christian Meyer Boubekeur, Bachir Bouiedjra, C. Abi Ayad, M. Kherbouche et le B.S Touagh, et des docteurs chirurgiens comme Y. Gherdaoui, B. Belaïdi, M. Benbayer, N. Medjahed, K. Bouteflika et le docteur épidémiologue Z. Koudri. Les principaux thèmes abordés avaient trait principalement aux cancers coliques, les difficultés rencontrées en coeliochirurgie, le traitement actuel des complications de la diverticulose sigmoïdienne, les récidives des cancers colorectaux, la prise en charge chirurgicale ainsi que les statistiques des expériences cliniques et les plaintes en médecine d'urgence pouvant être diminuées par la formation. «On aurait souhaité que ce mini-congrès se passe à l'hôpital 220 lits Docteur Benzerdjeb qui n'est ouvert que pour les consultations spécialisées» disait un Monsieur qui ne s'est pas présenté. Cette information nous l'avions vérifiée auprès des membres des comités scientifiques et d'organisation. Ces derniers ne voulaient pas aller en profondeur pour situer la problématique ayant trait au fonctionnement de l'hôpital et des équipements. L'un d'eux avait cité le problème de mise en place du budjet de l'hôpital. Est-ce l'unique argumentation? En Algérie, révèle le professeur Abi Ayad du CHU de Tlemcen 8.540 cas/an de cancers de colon sont enregistrés dont 4.500 hommes et 4.000 femmes. La moyenne d'âge des sujets atteints est de 45 ans et l'incidence est continuellement croissante avec l'âge, fait-il ressortir. Aussi, sur un échantillon de malades de 42 cas (période 2001-2006), le syndrome occlusif représente 56 % note-t-il. Tous les intervenants sont unanimes à dire que le cancer du colon est devenu un problème majeur de santé publique». Les pouvoirs publics et les autorités sanitaires sont interpellés d'une façon expressive et doivent impérativement mettre les moyens appropriés qui s'imposent pour mener une lutte commune sur tous les fronts et sans baisser les bras. Et le faire est une fatalité lourde de conséquences. A ce titre, le professeur Ali Ayad du CHU Tlemcen insiste davantage sur la traçabilité du dépistage du cancer du colon, une opération très importante qu'il faut absolument faire et généraliser pour augmenter les chances de guérison» et d'éviter d'avoir des pathologies de colon à un stade avancé (tardif). Interrogé sur les messages à transmettre aux populations ainsi qu'aux médecins, chirurgiens, urgentistes et radiologues, le Professeur Christian Meyer de Strasbourg (France) a souligné que la prise en charge des urgences pose des problèmes mais n'est pas spécifique uniquement pour l'Algérie. Permaniser les urgences est à ce dont il faut songer et pour lesquelles de grands travaux attendent les autorités sanitaires qui doivent former avec les praticiens un seul front et non pas se faire mutuellement des vis-à-vis. Et d'ajouter, les gens ne veulent pas seulement qu'on les soigne mais exigent de plus en plus des qualités de soins». Car des plaintes se font de plus en plus nombreuses notamment dans les urgences comme l'ont révélé dans leur communication libre les docteurs du CHU de Sidi Bel-Abbès.  La qualité de soin est devenue «une question de niveau de vie et une politique sanitaire» admet le conférencier de Strasbourg qui note que les gens veulent se faire soigner correctement de jour comme de nuit». Par ailleurs, selon une observation faite par Titsaoui service de gastrologie du CHU de Sidi Bel-Abbès, le cancer colique héréditaire non polyscopique (HNPCC) appelé syndrome de Luynch est une prédisposition génétique au cancer responsable de 5% des cancers colorectaux pour cette pathologie, il n'existe pas de traitement, seule la prévention permet d'éviter le cancer du colon.  Ainsi, la coloscopie reste l'examen de référence pour le dépistage et la surveillance et doit être réalisée tous les deux ans à partir de 20 ans»
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