Tlemcen - Revue de Presse

Affaire RCK - FAF : Le TAS somme la FAF d'appliquer le verdict



Tous les sportifs étaient à l'écoute de la fameuse réunion du bureau fédéral de la FAF, tenue à huis clos, l'accès au siège ayant été interdit aux journalistes venus pourtant effectuer leur tâche. Au menu, un seul ordre du jour, l'affaire Khelidi qui aura été le feuilleton de l'été 2008.

Le bureau fédéral, après six heures de réunion, s'est fendu d'un communiqué repris par les médias. C'est ainsi qu'au lieu de se conformer aux injonctions du TAS de Lausanne, le président Haddadj a préféré louvoyer, après avoir vainement cherché tout vice de forme à la lettre du TAS, et a tenu à solliciter la commission de recours dans la FIFA pour «aller au fond des choses», selon les termes de la correspondance. Or, interrogé par un confrère de la presse publique, le secrétaire général de la FIFA a déclaré que «même si je ne suis pas au courant de ce dossier, les décisions du TAS sont exécutoires, et la Fédération algérienne est tenue d'appliquer à la lettre les décisions du tribunal, sous peine de s'exposer à des sanctions». Ce que Haddadj veut pour le moment, c'est que la FIFA autorise la FAF «à surseoir à l'application des mesures provisionnelles pour éviter d'avoir à gérer une situation aux conséquences néfastes en cas de leur remise en cause par la décision finale qui n'interviendra que lors de la troisième semaine du mois de septembre». Ce que le président de la FAF semble ignorer, c'est que les verdicts rendus par le TAS sont définitifs et obligatoires par les parties dès leur notification. Les sentences sont exécutives conformément à la Convention de New York, une convention signée par 140 pays, dont l'Algérie. Pour avoir une idée précise des prérogatives de cet organisme, il suffit de rappeler comment a pris fin le conflit entre les fédérations ayant fait appel à leurs sélectionnés pour les récents Jeux olympiques de Pékin et les clubs employeurs. Dans un premier temps, la FIFA a pondu une note pour enjoindre les clubs à libérer leurs joueurs. Or, les clubs, comme Barcelone pour Messi et Brême pour Diego, ont introduit un recours auprès du TAS de Lausanne qui les a rétablis dans leurs droits. Face à ce verdict irrévocable, le tout-puissant président de la FIFA Joseph Blatter n'a pu que s'incliner, changeant alors de ton et de méthode en faisant appel «à l'esprit sportif des clubs». Au sein du TAS, on retrouve des juristes et des avocats de haut niveau qui passent au peigne fin tous les dossiers introduits par les parties plaignantes.

Du côté de Kouba, le fait que la FAF ait «gelé» les rencontres du RCK est évidemment considéré comme un bon signe. Les dirigeants koubéens ont constamment clamé leur innocence dans cette affaire, estimant qu'elle relève plutôt du domaine pénal. La FAF a été fort mal inspirée de suivre la LNF qui a (mal) traité le dossier dans des circonstances extravagantes et grotesques, sachant que les fonctionnaires de cette structure ont pris la décision en faveur de l'USMH sous... la menace de centaines de supporters harrachis qui les ont pris en otage au sein du siège de la ligue jusqu'à une heure tardive de la nuit, à la veille de la dernière journée du championnat national de deuxième division.

Du côté d'El-Harrach, bien évidemment, le président considère cette affaire «comme un non-évènement», étant convaincu que son club fait bel et bien partie de l'élite, où il a d'ailleurs joué trois matches. Suite à la lettre adressée par la FAF au TAS, celui-ci a réitéré ses injonctions de réintégrer le RCK en division Une, tout en précisant «qu'il n'y aura plus d'échange de correspondances».

Cette affaire du TAS a donné des idées au président du MCO qui est actuellement sous la pression de son entourage et des supporters. Tous veulent que Elimam boycotte le championnat. Celui-ci a déjà donné sa réponse: s'il y a un championnat de Nationale Une à 17 clubs, le MCO demandera sa réintégration, car il a été lésé dans l'affaire Aïssaoui. Dans le cas contraire, c'est le boycott !». Les Hamraoua ont toutefois choisi dans un premier temps la voie de la sagesse en allant jouer à Tlemcen pour ne pas compliquer une situation déjà très confuse. Bref, du côté de Dely Ibrahim, c'est le grand cafouillage !


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