Le chercheur algérien Sadek Ben Kada est parvenu dans une étude scientifique sur laquelle il a travaillé durant 10 ans sans interruption à la conclusion que les crimes atroces perpétrés par l'organisation de l'armée secrète « OAS » avait fait plus de 1100 victimes parmi les civils algériens à Oran entre 1961 et 1962, victimes des opérations terroristes des éléments de l'organisation, la terreur et l'écho des ces crimes sont parvenus à toute la région ouest du pays dont la ville de Tlemcen et les environs d'Oran.
Le militant national Omar Achachi a déclaré à El Khabar que l'écho de la terreur suscitée par les crimes de l'OAS au niveau de la ville d'Oran particulièrement après l'accord pour le cessez-le-feu en mars 1962 était parvenu jusqu'à la ville de Tlemcen et la peur avait habité les habitants de la ville de différentes communautés, musulmans, juifs, colons et espagnols. Et a évoqué la crainte que suscitaient les sirènes incessantes des ambulances et des patrouilles de l'armée et de la police, et comment la morgue de l'hôpital de Tlemcen s'étaient remplie de corps des victimes des assassinats commis par les éléments de l'OAS. Omar Achachi a déclaré que deux des clients du magasin de véhicule que possédait son père sur le chemin Lorette à l'est de Tlemcen ont été tué dont le jeune intellectuel Abdelakder Khaled et ce en mai 1962, qui après avoir réparé sa voiture avait décidé d'aller à Oran mais Hadh Omar l'avait mis en garde contre la dangerosité de la route et lui avait caché son bidon d'essence pour le retarder, mais il avait persisté à vouloir partir, et l'après-midi était parvenu la nouvelle de son assassinat à l'entrée de la ville d'Oran et son corps avait été ramené à Tlemcen. Hadj Omar ajouté que son corps avait le premier à avoir été enterré avec sur lui le drapeau de l'Algérie indépendante dans un enterrement solennelles au milieu de la stupéfaction des colons. Notre interlocuteur a également indiqué que le défunt Baba Ahmed Abdelaziz qui était également un client du garage du grand maghreb que possédait la famille Achachi, s'était rendu à Oran au domicile de son beau-frère à la cité des palmiers pour préparer son départ définitif d'Oran mais a été surpris par des éléments de l'OAS près de la porte de la villa de son beau-frère et l'a tué par balle. Achachi a ajouté que « il y a eu des moments terribles à l'hôpital de Tlemcen qui s'est rempli de blessés et de morts », ajoutant : « j'ai vu de mes yeux comment la peur a habité la communauté chrétienne et juive qui se trouvait dans les grands villes particulièrement à Oran et Tlemcen et comment ils avaient afflué dans les gares, les ports et les aéroports dans une immigration collective, c'était la plus importante immigration de la communauté juive parmi les habitants de Tlemcen vers Israël, c'était des colons d'origines juives et bilingues parlant l'arabe et le français. Hadj Omar Achachi a conclu son entretien avec nous en déclarant que son père commentait l'immigration et la fuite des colons juifs et chrétiens comme étant la punition divine des massacres des chrétiens contre les musulmans en Andalousie il y a cinq siècles.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : El Khabar
Source : fr.elkhabar.com