
Constat ? Nos routes sont mal entretenues, témoignent les usagers. La maintenance est superficielle se limitant à un simple rapiéçage ou remodelage.Voulant faire un acte de bienfaisance en secourant un malade qui devait être opéré à Tlemcen, Younès a vu son voyage se transformer en cauchemar à cause d'un avaloir bouché en plein milieu de l'autoroute, plus précisément à Yelate, près de la wilaya de Relizane. A qui incombe la responsabilité de déboucher l'avaloir en plein milieu de l'autoroute?' s'est interrogé Younès. De son côté Mahfoud, directeur d'une entreprise privée, a déploré l'état catastrophique de la zone industrielle de Rouïba sachant qu'il paye une redevance annuelle pour son entretien. A ce propos, il a expliqué que la détérioration des chaussées est souvent causée par les semi-remorques qui, très souvent, ne respectent pas la limite du tonnage. Mais, tient-il à ajouter, «le travail est souvent bâclé, ce qui très souvent, a des conséquences fâcheuses, surtout dans les cas où les véhicules professionnels sont tombés en panne ou ont nécessité en urgence un changement de pièce dû à un fossé ou une route détériorée et impraticable». A ce propos, Mahfoud s'interroge sur le rôle réel de l'Agence nationale des routes et les DTP. Dans un autre contexte, d'autres dégâts et des glissements de terrains ont été enre-gistrés récemment sur les tronçons de l'autoroute Est-Ouest à Aïn Defla et Bordj Bou-Arréridj et à Sidi Bel-Abbès, où un glissement de terrain sur 30 mètres a emporté la totalité de la bande d'arrêt d'urgence et les glissières de sécurité, il y a quelques semaines. De son côté, l'expert Abdelhamid Bendaoud a indiqué que le maintien et l'entretien des routes est du ressort de la Direction des travaux publics et l'Agence nationale des routes. A ce propos, il a suggéré la création d'un bureau d'études qui se chargera de cet aspect et coordonnera avec la Direction des travaux publics. Selon lui, de cette façon on pourra espérer des améliorations sur l'état des routes et l'abaissement du taux d'accidents. Concernant le projet du siècle et le péage, qui entrera en vigueur dès l'année 2017, l'expert s'interroge?: «Comment peut-on taxer des routes mal entretenues et qui sont la cause de 20% des accidents annuellement ' cela est inconcevable». D'autre part, il a accusé certains entrepreneurs de frauder et de tricher sur les matériaux de construction en expliquant qu'il est inconcevable qu'une route soit déformée à cause d'une simple inondation. Dans une autre optique, il a déploré le manque d'éclairage sur certaines routes communales. Concernant l'anarchie des dos-d'âne sur les voies publiques, l'expert a rappelé qu'il n'était pas du ressort des citoyens de les mettre à certains endroits, citant à titre d'exemple ceux qui ont été mis sur la route de Bou Ismaïl et qui ne sont pas réglementaires. A ce sujet, il a précisé qu'ils ne doivent pas être surélevés à plus de 7 cm et que la distance réglementaire entre deux dos-d'âne était de 200 mètres.M. Bendaoud fait remarquer que le ciment commercialisé actuellement est contrefait et ne répond pas aux normes internationales, ce qui explique l'état lamentable de nos routes et voies publiques. D'autre part, l'expert signale que la trémie de Oued-Ouchayeh ne répond pas aux normes internationales, vu les nombreux trous en particulier sur les plafonds ou les chutes d'eau de pluie en période hivernale sans omettre le manque d'issues de secours. D'autre part, les usagers vont patienter encore pendant de longues années avant de pouvoir emprunter l'autoroute Est-Ouest.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A D
Source : www.infosoir.com