Tlemcen - A la une

A qui profite le chaos '



Sommes-nous en train de vivre à petites touches les épisodes d'une grossière manipulation des milieux estudiantins ' C'est la question que se sont posée de nombreux observateurs de la scène nationale qui n'ont pas manqué de relever que depuis la tragédie du restaurant de la cité universitaire de Tlemcen, tous les motifs sont devenus bons pour faire marcher les résidants des cités universitaires.
En effet, l'actualité nationale fait ces derniers jours état d'une véritable ébullition dans les cités universitaires pour des raisons parfois tolérées par le passé par les étudiants mêmes. A Sidi Bel Abbès, les résidantes du site 2, situé dans le campus universitaire, ont observé lundi un sit-in devant la direction des 'uvres universitaires pour exiger la désignation d'un responsable des lieux.
Ces dernières qui ont répondu à un appel du bureau local de l'UNJA ont dénoncé le fait que cette résidence ne soit pas dotée d'un responsable depuis deux ans.«C'est le conjoint de la directrice de wilaya des 'uvres universitaires qui gère cette cité comme bon lui semble», diront des étudiantes qui ne manqueront pas de signaler un climat d'insécurité qui règne dans les lieux. La direction rejette les accusations tout en portant la responsabilité de cette action à des étudiantes qui auraient réagi à leur manière à une sanction qui leur a été infligée à leur retour tardif d'une excursion pourtant interdite.
Les étudiants d'autres résidences universitaires à travers le pays ont opté pour le même mode de revendications dans cette conjoncture assez spéciale. Ce sont pratiquement les mêmes revendications et les mêmes organisations estudiantines qui se portent à l'avant-garde de ces mouvements de protestation, notamment l'UGEL et l'UNJA. Mais il semble que le rubicond ait été franchi lundi à Oran, quand des étudiants ont bloqué, à la résidence «Le volontaire», un véhicule de police dans lequel s'était refugiée la directrice de la cité. «On ne voulait que solliciter une audience.
Elle refuse de nous recevoir alors que nous avons une foule de problèmes à lui soumettre», diront des étudiants dont certains s'étaient couchés devant les roues du véhicule pour l'empêcher de démarrer. Les policiers, qui ont agi avec tact, ont évité de répondre à cette provocation en laissant leur véhicule bloqué pendant plusieurs heures dans cette cité. La directrice choquée a refusé de rencontrer les protestataires en leur déniant même la qualité d'étudiants.
«Ce sont des manipulateurs et des meneurs venus je ne sais d'où. L'âge de certains dépasse la trentaine, ils ne peuvent pas encore être des étudiants», rétorquera-t-elle en sueur, protégée par les vitres du véhicule de police entourés d'étudiants protestataires. C'est dire que la vigilance doit être soutenue en cette période propice à toutes les manipulations. Certains amateurs de nage en eaux troubles verraient d'un bon 'il que les choses dégénèrent à l'université pour sévir. Ils pourraient même pousser au pourrissement à dessein'


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