
De différentes prises de drogue ont ainsi été effectuées dans plusieurs localités frontalières, dont une première saisie de 735 kg a été enregistrée par la police judiciaire de la sûreté de daïra de Beni Boussaïd. Cette saisie a été suivie par deux autres à Maghnia, durant les deux premières semaines du mois de mai dernier, où les limiers ont réussi à mettre la main sur 219 kg et 10 quintaux de drogue. Poursuivant leur lutte contre la contrebande de drogue à travers la région, devenue un véritable point de transit, les éléments de la brigade de recherches et d'intervention ont intercepté une cargaison de 33 quintaux. Par ailleurs et durant ce mois, la brigade régionale de lutte contre les stupéfiants de Maghnia a procédé à une prise de plus de 4 quintaux, alors que la brigade mobile de la police judiciaire, relevant de la sûreté de daïra de Sabra, a fait avorter deux tentatives d'introduction de kif à deux reprises. La première a été marquée par une saisie de 7 quintaux et 20 kg, tandis que lors de la seconde, les mêmes services ont saisi 120 kg de kif traité. La même source a rappelé que la dernière opération menée par la brigade régionale de lutte contre les stupéfiants s'est soldée par la saisie de 4 quintaux. D'autre part, les services de la Gendarmerie nationale ont réussi, de leur côté, à démanteler plusieurs réseaux de narcotrafiquants avec des saisies avoisinant les 17 tonnes, depuis le début de cette année. Conscients de ce fléau mondial, qui exige une mobilisation totale de la communauté nationale et internationale, les services de sécurité, à travers la wilaya de Tlemcen, ne cessent de déployer d'intenses efforts, dans le cadre de la lutte contre les drogues illicites. Lors d'une rencontre nationale organisée par la DGSN à Tlemcen, faut-il le rappeler, il a été indiqué que « le trafic de drogue est juteux et attire donc beaucoup de bandes de mafieux, avec une montée des crimes, sur l'ensemble du territoire ». Lors des différentes rencontres sur ce fléau, les spécialistes de la police avaient souligné que « la situation devient inquiétante, et cette contrebande compte toute une armada de jeunes, une mafia qui écoule ce poison vers l'Europe via les ports algériens ». Pour faire face à toutes formes de contrebande, le gouvernement algérien a lancé un plan d'urgence visant la réalisation d'une trentaine de postes frontaliers, dont certains sont opérationnels, pour mener à bien la lutte contre la contrebande et le crime organisé. S'ajoute à cela, la mobilisation des GGF et de l'Armée nationale populaire, pour endiguer ce fléau qui mine l'économie algérienne, d'une part, et pour protéger la jeunesse des méfaits de cette drogue, d'autre part.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Medjahdi
Source : www.horizons-dz.com