Tlemcen - A la une

25 % du carburant détourné !



25 % du carburant détourné !
Constat - Gaspillage et exportation illégale, c'est le sort qui est réservé à plus du quart, soit 25 %, de la production nationale de carburant.Sur le plan de la proportion alarmante que prend l'exportation illégale de carburants, le chiffre avancé récemment par le ministre de l'Energie et des Mines, Youcef Yousfi, est des plus critiques. Ce sont, en effet, pas moins de 1,5 milliard de litres qui sont détournés annuellement vers l'étranger.«Nous avons 1,5 milliard de litres qui franchissent les frontières nationales de manière illégale.Cela représente un milliard de dinars», avait avancé le ministre, relevant qu'avec cette quantité, 600 000 véhicules tournent au-delà des frontières du pays.Et le qualificatif utilisé par les pouvoirs publics, pour désigner ce phénomène, a vite fait de donner, durant l'été, la couleur de la nouvelle approche de lutte.Ainsi au-delà d'un problème économique, c'est désormais d'un problème sécuritaire qu'il s'agit. Et l'appel est clair : «La contrebande de carburant est une gangrène pour l'économie nationale. Ça suffit !», avait lancé le ministre de l'Energie et des Mines, ajoutant qu'il faudra tout de même que «tout le monde s'y mette». Parmi les mesures importantes prises, au titre de cette lutte, figurent la saisie de tous les moyens de contrebande du carburant, des biens des contrebandiers en plus des autres mesures prises au sein des stations Naftal. Au niveau de la wilaya de Tlemcen, le wali a signé un arrêté plafonnant les ventes de carburants à 500 DA, pour les véhicules utilitaires et à 2 000 DA pour les camions, contre 10 000 DA précédemment. Selon les derniers chiffres communiqués, la wilaya de Tlemcen consomme plus de carburants que la wilaya d'Alger.Et s'il est un baromètre pour mesurer l'impact du renforcement du dispositif de lutte contre la contrebande de carburant aux frontières algériennes, c'est la hausse qu'ont accusée les prix à la pompe dans l'Oriental marocain. Ainsi, selon le journal panarabe Al Charq Al Awsat, la hausse des prix du carburant a entraîné une hausse des tarifs des transports.Selon ce journal, les habitants des villes frontalières, à savoir Oujda, Nador et El-Houssaima, épargnées jusque-là par la hausse des carburants décidée par le gouvernement marocain il y a une année, l'ont fortement ressentie cette fois-ci.Le carburant algérien est vendu dans l'Oriental marocain à raison de 3 à 4 dirhams le litre alors que son prix officiel au royaume est de 8,4 dirhams. Une marge de plus de 50 % qui explique, en grande partie, la forte activité de la contrebande de part et d'autre de la frontière, pourtant fermée depuis 1994.


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