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17e Salon International de l'Artisanat Traditionnel Un secteur qui peine à se développer



17e Salon International de l'Artisanat Traditionnel                                    Un secteur qui peine à se développer
À la 17e édition du Salon international de l'artisanat traditionnel qui se déroule depuis hier au Palais des expositions des Pins-Maritimes, et ce, jusqu'au 13 du mois en cours, les artisans algériens tentent d'y faire bonne figure, mais en vain. Visiblement, le c'ur n'y est pas tant les doléances s'accumulent et restent, cependant, lettre morte. 'Les éditions se déroulent chaque année sans que cela change grand-chose. Regardez par vous-mêmes, d'ailleurs vous remarquerez que la participation étrangère est très faible", nous a déclaré un grand nombre de participants à cet événement qui ne devrait pas, selon leur avis, se tenir dans pareil endroit. 'Nous parlons d'art, de création et d'opportunités de préserver notre mémoire collective (matérielle et immatérielle). Nous méritons un espace plus adéquat qui nous permet d'exprimer notre créativité", ont-ils insisté. Reste que la plus grande préoccupation demeure à trouver un espace de travail qui devient de plus en plus rare, notamment dans la wilaya d'Alger qui compte pas moins de 19 000 artisans. À cette question, l'on évoque toujours l'argumentaire des 100 locaux par commune, y compris de la part du ministre du Tourisme et de l'Artisanat qui a procédé, hier, à l'ouverture du salon. Mohamed Benmeradi, qui vient d'hériter du secteur, n'en pense pas moins et loue les mérites du travail accompli. Il parlera alors de la diversité du produit algérien exposé à l'occasion et des activités développées par le secteur, sans omettre de souligner la coopération internationale. 'Nous sommes en pourparlers avec le ministère de la Poste et des Technologies de l'nformation et de la communication, et Benhamadi est d'accord sur le principe d'installer des vitrines d'exposition dans les bureaux de poste", révèle le ministre, convaincu de la pertinence d'une telle initiative. 'Oui, pourquoi pas, mais ce n'est pas cela qui fera sortir ce secteur de sa léthargie", commentent certains artisans qui n'expliquent pas d'ailleurs le fait que 'ce soit toujours les artisans qui représentent l'Algérie dans les manifestations internationales". 'C'est pour plus d'efficacité et ça a donné des résultats", répondra le ministre, sans exclure que 'la participation pourrait s'alterner tous les 4 à 5 ans". Mais au-delà de ces détails de taille, les artisans algériens continueront à supporter d'énormes difficultés, notamment en matière de commercialisation. À ce titre, la Chambre d'artisanat de Tlemcen a, en collaboration avec l'université, un projet de réflexion à même de trouver les mécanismes adéquats pour redonner vie à ces métiers. Il s'agit, entre autres, de rendre le produit artisanal plus accessible à toutes les couches sociales tout en préservant sa valeur culturelle. 'Nous avons engagé une opération de recensement des potentialités humaines et culturelles de Béni Selous où le nombre d'artisans à l'arrêt est considérable. Nous sommes passés ensuite à la sensibilisation et cela aboutira à la création d'un village d'artisans avec un fort impact sur le tourisme", a expliqué le représentant de la Chambre d'artisanat de Tlemcen. Des expériences qui pourraient, en effet, être généralisées à l'ensemble du pays, aussi bien dans la capitale, les grandes métropoles que le reste des villes rurales. Rachid Benaïssa, ministre de l'Agriculture et du Développement rural, qui accompagnait Benmeradi, a déclaré pour sa part : 'Dans la politique du renouveau rural, il existe des projets de proximité de développement rural intégré qui se traduisent par deux thèmes fédérateurs, à savoir la diversification économique en milieu rural et la préservation et le développement du patrimoine matériel et immatériel. Dans ce cadre, des projets sont accompagnés par les deux départements." Cela est louable à plus d'un titre mais loin d'être suffisant, à plus forte raison que l'industrialisation des produits à bon marché fait rage et crée une concurrence qui pourrait être fatale à l'artisanat algérien.
NS
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