Une trentaine de jeunes activistes ont carrément investi, aujourd'hui en début d'après midi, le siège de la mairie de Tlemcen, pour exprimer leur refus de l'élection présidentielle du 12 décembre prochain.Dans le hall de l'état civil, précisément en face du service de la révision des listes électorales, les contestataires reprenaient les slogans du vendredi « Il n'y aura pas de vote avec Bedoui et Bensalah. Vous ne nous faites pas peur, vous partirez tous et l'article 7 (pouvoir au peuple) sera appliqué ! »
Les boycotteurs, pacifiques, exprimaient des revendications politiques avec le sourire et un ton festif « L'ère de l'esclavage est révolue et on jure qu'on ne votera pas ! »
Sans gêner quoi que ce soit ou qui ce se soit, ni empêcher les citoyens à vaquer à leurs occupations ou les dissuader directement à ne pas aller aux urnes, les manifestants ont mené une campagne anti vote sans violence, ni intimidations. « L'Algérie nous appartient, la rue, les stades et la mairie. On s'exprime là où il nous plaît » a affirmé un des jeunes, à la sortie du siège de l'APC au moment où un de ses camarades placardait sur la porte de la directrice de l'organique des écriteaux rappelant qu'il n'y aura pas « d'intikhabat avec el issabat » (pas d'élection avec la mafia) « pacifique, pacifique, nos revendications sont légitimes ! »
Et même lorsqu' une vieille femme a lancé « moi je voterai ! » les jeunes, toujours avec le sourire, ont rétorqué calmement « ok ok ma mère, va voter », C'est dire l'esprit pacifiste et civilisé des manifestants, des citoyens déterminés à ne pas lâcher prise, eux qui ont pâti les peines de l'enfer pendant les 20 ans de règne de Bouteflika et sa pègre locale, protégée par l'ancien ministre de la justice, Tayeb Louh, actuellement en prison.
Après leur manifestation pacifique, des forces de l'ordre ont intervenu pour interpeller 11 jeunes activistes parmi les manifestants et les embarquer au commissariat central.
Le comité anti répression de Tlemcen, qui dénonce ces interpellations, nous a informé, il y a une demie heure, que les personnes arrêtées sont toujours dans les locaux de la police pour interrogatoire. Chahredine
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chahredine Berriah
Source : www.elwatan.com