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Wilaya de Tizi Ouzou : détresse des enfants inadaptés Tiziouzou : les autres articles



Wilaya de Tizi Ouzou : détresse des enfants inadaptés                                    Tiziouzou : les autres articles
L'association d'aide aux enfants inadaptés a recouru, lundi dernier, à un rassemblement devant la wilaya de Tizi Ouzou pour réclamer le soutien des pouvoirs publics.
L'association de wilaya d'aide aux enfants handicapés, dénommée Thala Moussa, a tenu lundi dernier un sit-in devant le siège de la wilaya de Tizi Ouzou pour protester contre son «délaissement» par les pouvoir publics.
L'association réclame des subventions et un soutien dans la charge des malades qu'elle accueille dans ses locaux sis au lotissement Bouaziz dans la ville de Tizi Ouzou. Avec une dizaine d'enseignantes dont des psychologues, cette association assure actuellement une prise en charge pour une quarantaine d'enfants inadaptés, abrités en son siège. Parmi ces enfants malades, figurent des «enfants de la Lune», atteints d'une maladie rare de la peau, appelée Xeroderma pigmentosum, ou derme sec et pigmenté. Ces malades ne peuvent pas s'exposer aux rayons ultraviolets du soleil ou de certaines lampes électriques, car les rayons UV leur cause des réactions d'hyperpigmentation de la peau, des troubles nerveux et oculaires.
«Beaucoup d'enfants handicapés dans la wilaya ne sont pas connus ni recensés dans des associations de protection de cette catégorie sociale», a déclaré M. Bouzidi, l'animateur de cette association Thala Moussa, fondée en avril 2010. Cette association accuse un manque de moyens financiers pour prendre en charge ses malades. Son président, lui-même père de deux enfants inadaptés, déplore l'absence de subvention de la part des pouvoirs publics. «Pour permettre une meilleure prise en charge de ces enfants, j'ai loué un local auprès d'un particulier à raison de 25.000 DA/mois, tout en assurant de ma poche les frais d'électricité, du gaz et de l'eau, mais jusqu'à quand, sans subvention de l'Etat '», s'est interrogé notre interlocuteur, indiquant que la plupart des parents des enfants pris en charge par son association sont de conditions sociales modestes et ne peuvent contribuer régulièrement en matière financière.
De plus, ajoute-t-il, «j'ai signé 12 conventions avec la direction de la formation professionnelle depuis septembre dernier pour payer régulièrement les éducatrices de mon association, mais à ce jour aucune d'elles n'est rétribuée», s'offusque-t-il.
Le président de Thala Moussa précise avoir interpellé, depuis février dernier, les autorités de wilaya sur la nécessité de doter cette école pour inadaptés d'un local, tout en lui accordant des subventions périodiques nécessaires, à l'instar des autres associations.
«Mes moyens financiers ne peuvent subvenir aux besoins de ces enfants pendant une période au-delà de 3 mois», ajoute-t-il. Il a fallu que cette catégorie sociale très vulnérable sorte dans la rue pour attirer l'attention des pouvoirs publics et solliciter un minimum de moyens pour alléger leurs souffrances.
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