
Le secrétaire général du Haut commissariat à l'amazighité, HCA, a estimé, hier à Tizi Ouzou, que le développement de la langue amazighe «ne saurait se faire» sans la connaissance des pionniers.«Notre objectif est d'?uvrer à l'introduction, sans exclusion aucune, de l'ensemble des beaux textes de notre littérature dans les programmes de l'école algérienne», a-t-il indiqué. S'exprimant à l'ouverture des travaux d'un colloque international, organisé à la maison de la culture Mouloud-Mammeri par le HCA en collaboration avec la direction de la culture et le Laboratoire d'aménagement et d'enseignement de la langue amazighe de l'université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, M. Assad a rappelé que cette manifestation s'inscrit dans le sillage de la célébration du 36e anniversaire du Printemps amazigh. Un événement, a-t-il dit, qui coïncide avec la constitutionnalisation de tamazight et sa consécration comme langue nationale et officielle. C'est, a-t-il fait observer, grâce aux travaux des défricheurs qui commencèrent par Apulée en passant par Belaid Ath Ali, qu'aujourd'hui, nous avons une base de connaissances, d'observations, de savoir et de technicités qui, a-t-il rappelé, nous permettent de nous projeter dans l'avenir. «Nous sommes responsables de ce legs considérable, un patrimoine posé, serein, étudié et réfléchi pour parvenir à tous», a-t-il dit. Le secrétaire général du HCA a insisté sur la nécessité de «l'agencer et de l'enrichir au mieux» pour le transmettre aux générations futures . «En faire une source d'inspiration, de fierté, de prospérité, de paix et d'amour de la patrie, devrait être le credo de tous», a poursuivi M. Assad. Revenant sur la constitutionnalisation de tamazight et sa consécration comme langue nationale et officielle, M. Assad a assuré que l'institution qu'il dirige, le HCA, canalisera ses efforts afin, a-t-il indiqué encore, de faire aboutir des projets menés conjointement avec les partenaires après les signatures simultanées de protocoles cadres, particulièrement avec les départements ministériels de l'Education nationale, la Culture et la Communication. Des départements ministériels où, a encore rappelé M Assad, il est question également d'accroître les activités scientifiques pour prendre en charge des problématiques spécifiques à l'aménagement de la standardisation de la langue et la connaissance de notre histoire. «Le HCA, avec son organisation, ses experts-consultants, ses capacités d'exécution et son expérience, peut répondre, aux exigences de la concrétisation de l'officialisation de la langue amazighe», a encore estimé Si El Hachemi Assad, mettant en avant «la coutume de toujours travailler en synergie avec un réseau d'universitaires» qui est pour beaucoup. Le HCA, a-t-il poursuivi, ne négligera pas, non plus, la possibilité de faire appel à d'autres compétences nationales existantes, afin d'élargir encore son action et son envergure. «Le Printemps amazigh est un événement qui a aidé l'Algérie moderne à briser des tabous». Présent à la cérémonie d'ouverture des travaux de ce colloque international, le wali de Tizi Ouzou a, pour sa part, estimé que le Printemps berbère représente un des événements majeurs de l'histoire récente de l'Algérie unie dans sa diversité culturelle. «Ce colloque se tient à un moment où nous fêtons, dans la sérénité, le respect de l'altérité, un événement qui a aidé l'Algérie moderne à briser des tabous, à bousculer des préjugés, à dominer des passions et surtout à raffermir sa cohésion et à éclairer des pans de son histoire millénaire, que des vicissitudes ont maintenu dans le clair obscur», a indiqué Brahim Merad. Le Printemps amazigh, a-t-il poursuivi, a fait entrer des rêves dans la réalité et amener la langue amazighe à intégrer le secteur de l'éducation nationale où elle s'acquitte honorablement de sa mission de langue d?enseignement que des encadreurs engagés inculquent à des milliers de jeunes enthousiastes et fort attachés à leur algérianité dans toutes ses composantes. «Le Printemps amazigh a permis à une oralité millénaire qui prenait appui essentiellement sur le conte, la poésie et le chant, d'accéder à la littéralité», a-t-il fait observer.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah Mkhtari
Source : www.lnr-dz.com