Tizi-Ouzou - A la une

«Une vigilance est nécessaire pour s'assurer que l'hivernage se passe bien»



La survie à l'hiver d'une colonie d'abeilles dépend du nombre de celles-ci, a estimé, jeudi à Mekla, à l'est du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, l'apiculteur Ahmed Hamaidi, soulignant l'importance d'une surveillance régulière du rucher durant les mois d'hiver.«Même s'il n'est plus possible d'ouvrir les ruches, une vigilance est nécessaire pour s'assurer que l'hivernage se passe bien», a-t-il indiqué. Les colonies d'abeilles doivent être populeuses, saines, peu parasitées, populeuses avec de jeunes abeilles et disposer de suffisamment de provisions, a recommandé cet apiculteur lors d'une journée de formation au profit des apiculteurs organisée au siège de la subdivision agricole de Mekla. «C'est au cours de la visite d'automne que l'on s'assure que toutes ces conditions sont bien remplies», a observé Ahmed Hamaidi. Pour conserver des colonies populeuses formées de jeunes abeilles, a-t-il poursuivi, on aura pris soin de laisser une hausse après la récolte pour éviter les blocages de ponte par saturation des cadres de couvain par des provisions.
«Chez l'abeille, la propension à amasser des provisions prime sur la ponte et, faute de place, les cadres à pondre risquent de se retrouver pleins de miel privant la reine de cellules pour pondre», a-t-il relevé, insistant sur la nécessité de regrouper les colonies faibles avec celles, plus fortes pour la préservation du rucher. Durant la période hivernale, moment périlleux pour les colonies d'abeilles mellifères, celles-ci (abeilles, ndlr), a encore observé Ahmed Hamaidi, se regroupent en grappe au centre du corps de ruche où elles s'échauffent et s'en écartent pour la place aux autres. «Un choc peut disloquer cette grappe qui tombera sur le plancher froid, ankylosant les abeilles qui ne pourront plus reformer la grappe où la température est maintenue par le frissonnement des muscles des ailes, et, mourront de froid», a-t-il expliqué.
Évoquant l'état sanitaire de la colonie l'intervenant a recommandé un traitement complémentaire, à l'acide oxalique, après celui contre la varroa, dispensé à l'automne. Le risque de développement la Nosema a été également mis en avant, suggérant, à cet effet, un premier bilan est à réaliser à l'automne nécessitant, a-t-il dit, un suivi constant, s'agissant notamment de la présence de défécations anormales dans la ruche ou autour. «L'isolation de la ruche pour l'hiver devra tenir compte de la nécessité de la protéger des sources d'humidité et favoriser la bonne aération», a ajouté l'intervenant, invitant les apiculteurs à surveiller la réserve de cadres pour éviter l'attaque de la fausse-teigne, dont le développement est freiné ou arrêté par le froid.
S'agissant du nourrissement de la colonie d'abeilles l'intervenant a fait cas de celui dit spéculatif, un sirop par petites doses dit 50/50 qui doit entraîner un renouveau de ponte de la reine, celui dit, d'amassage, où la colonie doit disposer de 15 kg de réserves à cette période de l'année, soit au moins deux cadres de nourriture de chaque côté de la grappe et, enfin, le nourrissement d'hiver. Un complément alimentaire à disposer au-dessus des cadres, à l'endroit où s'est formé la grappe.
Pour ce qui est du resserrement de la colonie et de l'isolation de la ruche, l'intervenant a insisté sur la protection des ruchers contres des vents dominants, des sources d'humidité, le resserrement des colonies autours de leurs réserves et, enfin, l'isolation du dessus de la ruche.
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