Annoncée pour hier, la reprise de certaines activités commerciales telles que les cafés et les restaurants, ainsi que les mosquées a été timide à Tizi Ouzou. Faute d'un communiqué officiel, les concernés par cette reprise se sont retrouvés face à une situation de confusion."Doit-on ouvrir ou ne pas ouvrir '" ne cessent de s'interroger plusieurs gérants de restaurants, de cafétérias et de débits de boissons. À Tizi Ouzou, aucune note officielle n'est, en effet, venue apporter de réponse à cette interrogation. "Je ne veux pas prendre le risque de rouvrir complètement mon commerce pour ensuite en subir les conséquences", a réagi, à ce sujet, un gérant de café du centre-ville. "Nous n'avons pas été destinataires d'une note officielle, d'où notre décision de continuer à servir des boissons à emporter", a-t-il poursuivi.
La même réaction a été partagée par le gérant d'un fast-food qui a continué à servir des plats seulement à emporter. Contrairement à ces deux commerçants, un restaurateur de la rue de la Paix a décidé d'ouvrir son restaurant normalement, tout en respectant les conditions de distanciation. "J'ai décidé d'ouvrir à partir d'aujourd'hui, comme annoncé à la télévision, tout en gardant une distance entre chaque table. Puis, je n'autorise que deux clients par table", a-t-il affirmé. Un autre restaurateur qui exerce dans cette même rue, a, lui aussi, décidé d'ouvrir. "Nous n'avons aucune information à ce sujet, mais j'ai pris le risque de laisser entrer quelques clients sans pour autant savoir si je suis réfractaire ou pas", a-t-il indiqué.
À Tizi Ouzou, ce manque d'information ne touche pas seulement les commerçants mais aussi les fidèles. En effet, et contrairement aux instructions du chef du gouvernement expliquant que "l'ouverture des mosquées doit se faire par arrêté du wali, qui sera affiché à l'entrée des mosquées", aucun affichage n'était visible à l'entrée de ces lieux de culte, à l'exemple de la mosquée Arezki-Charfaoui, du centre-ville, où le tableau d'affichage était vide ! Seules les fenêtres et les portes de ce lieu de culte, grandement ouvertes, indiquaient que la mosquée était ouverte.
D'ailleurs, pour la prière du Dohr, cette mosquée n'a accueilli qu'une dizaine de fidèles. Il faut encore signaler que, hormis une liste de 46 mosquées autorisées à rouvrir, largement partagée sur les réseaux sociaux, aucune liste officielle n'a été rendue publique par les autorités locales.
Réagissant à cette situation, le coordinateur de wilaya de l'UGCAA, Samir Djebbar, a regretté le fait que l'administration de wilaya n'ait pas communiqué. "Les commerçants sont dans le flou le plus total. Ils ne savent pas s'ils vont ouvrir ou pas car il n'y a aucun communiqué officiel de la wilaya", a-t-il déploré. Et de se demander : "Pourquoi pénaliser des commerçants qui font déjà face à une longue période de non-activité ' Pourtant, ces restaurateurs et cafetiers paient normalement leurs impôts et n'ont bénéficié, à ce jour, d'aucun avantage fiscal."
En plus de ces commerces, le président de l'UGCAA a reproché la fermeture, qui perdure, des commerces classés, tels que les bars-restaurants. "Ces espaces aussi sont à rouvrir car il s'agit de commerces comme tous les autres. Ils emploient des pères de famille et paient leurs impôts normalement", a-t-il relevé.
K. Tighilt
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kouceila TIGHILT
Source : www.liberte-algerie.com