La 8e édition du Salon national de l'artisanat, organisé par l'APW de Tizi Ouzou et la Chambre de l'artisanat et des métiers (CAM), a été ouverte le 17 mai au jardin Colonel Akli Mohand-Oulhadj du chef-lieu de la wilaya, elle durera jusqu'au 22 mai.L'on a remarqué à cette occasion une forte participation d'artisans, dont le nombre est estimé à près d'une centaine, venus de plus de 30 wilayas du pays. Les chapiteaux installés dans le vaste jardin Colonel Mohand Oulhadj ont été envahis avant même l'ouverture officielle de la manifestation par la multitude de visiteurs et de familles, qui pour admirer, qui pour acheter les divers produits artisanaux exposés à la vente. Les exposants présentent une diversité d'objets de poterie, d'habits traditionnels, d'ustensiles de cuisine, en bois ou en métal, décorés ou gravés de jolis motifs berbères, des objets de sculpture sur bois ou sur des galets...A la question de savoir si l'Etat aide les artisans dans la promotion de leurs produits, cheikh Mebarek, herboriste venu de Biskra, nous dira : «L'aide de l'Etat se limite à la seule organisation de ce genre de manifestations, qui nous permettent de nous rencontrer entre artisans, de faire des échanges et de promouvoir nos produits, etc. Dans ce sens, c'est l'Etat qui a tout à gagner, car les artisans renforcent sérieusement l'économie nationale.» Sur un autre plan, notre interlocuteur fait remarquer : «Si moi, je m'en sors en tirant du bénéfice de mon activité avec des ventes consistantes de mes produits, il faut cependant penser à cet autre artisan produisant, par exemple, des habits traditionnels ou des choses qui ne sont pas prisées chez nos concitoyens, alors qu'il paie, comme tout le monde, le loyer de son local, ses impôts et, surtout, les frais de sa participation à la manifestation : 3000 DA chacun si l'on est un artisan local, 6000 DA si l'on est hors de la wilaya.Ceci sans compter les frais du voyage, à sa charge évidemment. L'Etat peut nous aider, par exemple, en regroupant en un lieu, dans chaque wilaya, les artisans en toutes spécialités, comme c'est le cas chez nos frères en Tunisie ou au Maroc, très appréciés par les touristes étrangers, car ces derniers y trouvent les objets de souvenir qu'ils désirent», suggère cheikh Lazher. Le même avis est partagé par Fatima Ouedane et Saïd Haigoun, deux artisans venus de Bou Saâda. La première nommée confectionne, à la main, en famille, de beaux burnous, pure laine ou pure soie, réalisés généralement sur commande, tandis que son concitoyen fait partie d'un collectif de jeunes artisans formant une association qui réalise de petites merveilles avec du sable fin et en couleur dont «raffolent beaucoup d'Algériens, mais surtout des touristes étrangers», selon Saïd Haigoun.A Signaler aussi les véritables «prouesses» réalisées par des prisonniers de la maison de rééducation de Tizi Ouzou et exposées pour vente, notamment des ustensiles de cuisine en aluminium, certains en miniaturespour décoration, ainsi que de petits paquebots, châteaux, villas, etc.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salah Yermèche
Source : www.elwatan.com