
Ca bouge à l'université de tizi ouzou...Devant cette situation chaotique, les étudiants ont été les premiers à réagir. Des marches et des grèves ont été initiées depuis plusieurs années.Finalement, l'université de Tizi Ouzou n'est pas à l'abandon. Tout le monde a répondu avec engouement à l'appel lancé la semaine dernière pour une rencontre destinée à trouver des solutions au problème d'insécurité dont souffre cette institution du savoir et de la science. Cette réunion soutenue ouvertement par le Cnes section de l'université Mouloud-Mammeri aura démontré l'intérêt que portent toutes les parties à la situation qui y prévaut depuis plusieurs années.La fin des travaux qui se sont déroulés donc toute la journée de mercredi dernier et qui ont réuni étudiants, enseignants et travailleurs, a été sanctionnée par la mise sur pied d'une commission chargée de la rédaction d'une charte d'éthique. Ce document, affirment les concepteurs, sert à la fois d'une sorte de guide pour une stratégie future afin d'endiguer le phénomène de la violence qui mine l'université. Cette charte, dont les contours ne sont pas tellement clairs, sera une feuille de route chargée d'une batterie d'idées et d'actions qui visent à contrecarrer l'avancée de la délinquance au sein des campus.En effet, la situation alarmante dans laquelle vivait la communauté universitaire a donc fini par faire réagir d'abord les initiateurs qui n'ont pas voulu au début emprisonner leur initiative dans un cadre politique ou corporatiste. Ces derniers ont lancé un appel au nom de toute la communauté universitaire qui s'adressait à toutes les parties intervenantes sans préférence aucune. C'est pourquoi donc il a eu un écho plus large que celui espéré. Toute la communauté universitaire a répondu présente. Les étudiants, les enseignants, les travailleurs et les responsables qui ont rejoint l'initiative au même moment que toutes les autres parties. Aussi, mercredi en fin de journée, l'université de Tizi Ouzou se retrouvait donc dotée d'une commission qui va réfléchir aux solutions à apporter au problème qui risquait de la défigurer et de la dévier de sa vocation initiale qui est le rayonnement scientifique.En fait, la situation était vraiment catastrophique à l'université de Tizi Ouzou. Les étudiants vivaient dans des conditions de sécurité lamentables. La preuve en est que des actes d'une rare sauvagerie se sont produits à l'intérieur même des cités et des campus. Après les agressions dont ont été victimes les étudiants et les enseignants, les délinquants se sont mis à accomplir des actes plus graves. C'est ainsi que l'on assiste à des assassinats d'étudiants aux portes des campus.Devant cette situation chaotique, les étudiants ont été les premiers à réagir. Des marches et des grèves ont été initiées depuis plusieurs années. La mobilisation n'a pas baissé jusqu'au jour où l'appel a été lancé pour une réflexion sérieuse sur la situation. Il fallait vraiment s'y mettre car l'avenir commençait à faire peur. Les signaux d'alarme devenaient de plus en plus nombreux. Le premier a été celui lancé par des chercheurs du CHU Nédir Mohamed de Tizi Ouzou, établissant que 10% des étudiants affirmaient avoir touché à une forme de drogue. Le rapport des chercheurs emmenés par le professeur Ziri, directeur général du CHU, relevait que les étudiants étaient également concernés par les statistiques.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com