
Les clients de l'ex- Bcia en liquidation depuis 2004, crient à l'arnaque. Parmi eux le dénommé Ziri Mohamed, un septuagénaire qui réclame en vain son dû depuis maintenant 7 ans. Alors qu'il est dans le besoin impérieux il se dit victime d'une «hogra caractérisée» l'empêchant de récupérer son propre argent. A l'approche de la retraite, cet ancien artisan menuisier ayant élu domicile à Zéralda a pris la décision de vendre son atelier sis à Alger pour rejoindre son village natal où il espére finir ses jours tranquillement et à l'abri du besoin. Cependant, il fallait compter sans l'avènement du scandale de la Banque commerciale et industriel d'Algérie (Bcia) où il a placé son argent. 155 millions de centimes ont été ainsi placés en 2002 dans cet établissement bancaire, plus exactement à l'agence de Bab El Oued. Si une partie, soit une somme de 60 millions de centimes, lui a été remboursée en 2004, en revanche il n'a pu récupérer aucun sou de la somme restante qui est de l'ordre de 95 millions de centimes. Réduit l'état de «cas social» après tant d'années de labeur et une situation d'extrême pauvreté, cet homme âgé, vivant seul et sans ressources, sollicite vivement son dû pour survivre. La victime se dit même prête à concéder une partie de son dû -20 millions de centimes- pourvu que le liquidateur accepte d'appliquer la dérogation en lui remboursant les 70 millions restants à l'instar de ce qui était advenu avec les clients de Khalifa Banque.
Chaque jour que Dieu fait, il se présente devant le siège de la Bcia sans que personne daigne le recevoir. Sans aucune ressource, la malheureuse victime s'abrite dans une «écurie» cédée par son voisin à Aïn El Hammam ex-Michelet à Tizi Ouzou, avoue-t-il, la mort dans l'âme. Réduit à une misère noire, Mohamed, qui s'est présenté à notre rédaction, a raconté ses déboires avec le liquidateur de ladite banque. Bousculé et malmené, il ne reste à M.Ziri qu'un seul recours: «Entamer une grève de la faim pour, confie-t-il, en finir avec son malheur et infortune souffrance». Et cela, quitte à faciliter la tâche à ces tristes énergumènes sans foi ni loi qui n'attendent que «ma mort pour mettre la main sur mon propre argent», déplore-t-il en sa qualité de déposant client de la Bcia. Il est à rappeler qu'à l'instar des autres entreprises et organismes, nombreux sont les clients qui ont placé leurs économies au niveau de la Bcia Banque, pour le taux d'intérêt élevé qu'elle offrait au même titre d'ailleurs qu'El-khalifa banque.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed BOUFATAH
Source : www.lexpressiondz.com