Tizi-Ouzou - Revue de Presse

UN REGROUPEMENT A EU LIEU JEUDI À TIZI OUZOU



La fondation Matoub relancée
L’urgence de travailler pour pérenniser l’oeuvre de l’artiste le plus adulé en Kabylie. «Il n’y a que ceux qui sont impliqués dans l’assassinat de Matoub Lounès qui peuvent être contre l’éclatement de la vérité et le jugement des commanditaires et des exécutants de ce crime.» C’est ce qu’a déclaré l’un des participants au regroupement.La soeur de l’artiste a présidé jeudi un regroupement au siège de l’association Amusnaw de Tizi Ouzou ayant pour objectif la relance des activités de la fondation après une longue période d’hibernation. Un ralentissement dû à la charge de travail que nécessitait la prise en charge du dossier de l’assassinat qui n’arrivait pas à connaître un aboutissement. Devant des délégations venues de plusieurs daïras des wilayas de Béjaïa et Tizi Ouzou, Malika Matoub a indiqué que depuis le 9 juillet dernier, l’affaire de l’assassinat de son frère est désormais prise en charge sérieusement par la justice algérienne. Après une dizaine d’années de tergiversations, l’affaire connaît un début de dénouement avec l’annonce du président de l’audience de la réouverture du dossier pour un complément d’enquête.Bien que l’ordre du jour était autre, le débat autour de l’affaire de l’assassinat a, toutefois dominé. De nombreux présents ont souligné qu’aucun travail de mémoire ne pourrait se faire sans que la vérité sur les auteurs de l’assassinat ne soit connue. Malika Matoub a rappelé que l’affaire est repartie à zéro et «ceux qui sont contre la vérité, nous les connaissons». L’oratrice a indiqué que, maintenant, le combat pour la vérité se passe à l’intérieur du tribunal et qu’il n’était plus l’affaire de la rue. Elle a précisé que, dorénavant, la fondation s’occupera uniquement du travail de mémoire et c’est à la famille, constituée partie civile, que reviendra le travail de la recherche de la vérité avec bien sûr, un soutien continu de la fondation: «Il faut séparer les espaces», a-t-elle dit.La redynamisation de la fondation Matoub Lounès intervient pour réaliser plusieurs objectifs demeurés en jachère depuis 1998. Les délégués venus de la wilaya de Béjaïa ont insisté sur la nécessité pour la fondation d’activer tout au long de l’année et à ne pas se limiter uniquement à la commémoration des dates anniversaires. Un autre intervenant a affirmé: «Il est temps que la Fondation travaille pour la préservation de la mémoire de Matoub. Le combat pour la vérité sur son assassinat est le combat de notre génération, nous qui l’avons connu. Mais il y a d’autres générations qui sont venues après. Quelle image auront-elles de Matoub?» L’urgence de travailler pour pérenniser l’oeuvre de l’artiste le plus adulé en Kabylie, se fait d’autant plus sentir qu’il existe, d’après la soeur de l’artiste, des parties obscures qui travaillent dans le sens de dévoyer la trajectoire tracée par le «Rebelle» dans son oeuvre et dans son combat. «Une partie de cette mémoire est en train d’être galvaudée», a indiqué Malika Matoub. Et d’insister sur l’urgence de s’occuper de cette mémoire. Un hommage a été rendu lors de cette rencontre à un militant de la cause nationale, le regretté et respecté Ali Zamoum. La soeur de Matoub a rappelé qu’il avait accompagné la fondation lors de sa création en 1998. C’est Ali Zamoum qui a rédigé le préambule et l’ébauche du règlement intérieur de la fondation.
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