Tizi-Ouzou - A la une

UN FILM DOCUMENTAIRE DE KOUSSAILA DJAOUTI Chronique d'une année de braise



Intitulé La braise des âmes, le film documentaire (avec aussi des scènes de reconstitution) en tamazight, est sorti récemment. Le film nous replonge dans l'année 1958, plus précisément dans la journée du 26 septembre.
Koussaïla Djaouti fait de la musique, de la peinture, du dessin, de la caricature et écrit des poèmes. Un jour, il eut l'idée de réaliser un film sur un événement qui s'est déroulé dans son village natal durant la guerre de Libération nationale. Ce village c'est Aït-Zellal, situé dans la commune de Souamaâ, dans la Wilaya III historique. Intitulé La braise des âmes, le film documentaire (avec aussi des scènes de reconstitution) en tamazight, est sorti récemment. Le film nous replonge dans l'année 1958, plus précisément dans la journée du 26 septembre. «C'était lors de la naissance de la Ve République proclamée par de Gaulle. Il y avait eu un référendum pour l'Algérie française. Du moment que je fais partie de ce village, ça me tenait à cœur de faire quelque chose sur ce crime commis par l'armée française qui avait brûlé onze personnes vives, des opposants, des gens qui ont refusé de voter pour l'Algérie française. L'armée française s'est acharnée sur les villageois, soit en prenant ceux qui ont perturbé les élections soit des membres de leurs familles. C'est cette histoire que raconte le film», nous confia le jeune réalisateur. «Beaucoup ignorent un événement aussi particulier et aussi important que celui-ci. Le but du film est de faire mieux connaître aux Algériens, surtout aux jeunes, ce qui s'est passé en Kabylie et en Algérie de façon générale. L'autre message est celui de dire aux jeunes metteurs en scène que c'est l'heure de se mettre au travail au service de notre histoire, car moi j'ai travaillé avec mes propres moyens, je n'ai pas attendu le cinquantenaire», ajouta-t-il. Koussaïla nous expliquera ensuite que son documentaire lui a demandé cinq mois de recherches d'archives et de témoignages. Le tournage s'est étalé de janvier à juin 2012. Le documentaire, dont il est scénariste, réalisateur et auteur de la musique du générique, est actuellement soumis à la commission de visionnage à la Télévision algérienne. La braise des âmes (72 mn) a été projeté à la maison de la culture Mouloud- Mammeri de Tizi-Ouzou, en présence de moudjahidine, notamment. Il a été aussi projeté au village d'Aït-Zellal avec en parallèle une exposition de photographies des scènes du film. 1 500 personnes avaient vu le film dans ce petit village de 5 000 habitants qui, en 1958, était habité par 400 âmes. Après des études en littérature française à l'université de Tizi-Ouzou, Koussaïla Djaouti a traversé la Méditerranée pour continuer ses études à l'université Nancy 2 en France. Une licence en langue, littérature et civilisations étrangères en poche (promo 2008), il retourne au pays. Un jour, il eut l'idée d'un film sur un village kabyle durant la guerre de Libération nationale…
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