
Initiative strictement individuelle ' On peut raisonnablement en douter, mais quoi qu'il en soit, la déclaration écrite de Tayeb Mokadem, député et premier responsable du RND à Tizi-Ouzou, un des fidèles parmi les plus fidèles d'Ahmed Ouyahia, a de quoi laisser sans voix.Une déclaration dédiée exclusivement à Ammar Saâdani, celui qu'il affuble tout le long de sa missive du péjoratif «sieur». D'une violence inouà'e, le député Mokadem a ainsi réagi à : «la sortie médiatique du sieur Ammar Saâdani, secrétaire général du FLN qui a surpris, voire choqué l'opinion publique nationale de par ses propos insultants et injurieux en direction du frère Ahmed Ouyahia, secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), et par ricochet, en direction des militantes et militants de notre parti». Une entrée en matière en douce comparée à la véhémence du ton emprunté pour la suite de sa réaction par le député de Tizi-Ouzou qui ne cache pas son «écœurement» engendré par : «les déclarations irresponsables et incendiaires émanant du sieur Ammar Saâdani, notoirement connu pour ses écarts de langage et ses attitudes décalées».Au SG du FLN, qu'il qualifie également d'agitateur politique primaire, il reproche les propos «orduriers» tenus à l'encontre d'Ahmed Ouyahia qui, lui au contraire, s'il n'a jamais voulu répondre à ces attaques, c'est pour la simple raison qu'il considère Saâdani comme «un allié bien respecté», assure le député de Tizi-Ouzou avant de poursuivre, toujours aussi colérique : «Pour vous rafraîchir la mémoire, sieur Ammar Saâdani, le cher frère Ahmed Ouyahia n'a pas pénétré le palais d'El Mouradia par effraction comme vous l'avez fait dans la vie politique par intrusion. Il y restera tant qu'il s'agit de la sollicitation de son excellence Monsieur le Président de la République. Un Président qu'il a soutenu depuis son élection à la tête de la République algérienne en 1999 à ce jour. Il lui a confié les commandes de son cabinet parce qu'il croit à son génie politique et il ne doute guère de son honnêteté, de son amour pour la patrie. Grâce à son courage et à sa ténacité ; il a toujours assumé ses fonctions de chef de gouvernement d'une main de fer, et ce, malgré les crises politico-économiques plus graves que celles que nous vivons actuellement, notamment durant les années 1995-1997. Durant cette période, et vous en convenez, vous n'étiez pas encore connu des Algériens car vous étiez occupé à vous défouler ailleurs».Tayeb Mokadem, hors de lui donc, finit par associer les militants du parti qu'il dirige à Tizi-Ouzou pour condamner «énergiquement les calomnies et blasphèmes» commis par Saâdani auquel il assure, au passage, qu'Ahmed Ouyahia ne répondra pas eu égard à «la retenue innée et le haut niveau politique».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Azedine
Source : www.lesoirdalgerie.com