Tizi-Ouzou - A la une

Un chef-lieu encombré et une mini gare abandonnéeBOUDJIMA (TIZI OUZOU)



Un chef-lieu encombré et une mini gare abandonnéeBOUDJIMA (TIZI OUZOU)
Le nouveau plan de transport qui a transformé le paysage urbain de la ville des Genêts se trouve encore incompris par les citoyens.Décidément, les choses refusent d'aller bien dans certaines communes de la wilaya de Tizi Ouzou. Alors qu'à Aïn El Hammam, c'est au niveau du logement rural que ça coince. A Boudjima, c'est le transport de voyageurs qui pose énormément de problèmes aux citoyens. En effet, cette pauvre commune est dotée d'un chef-lieu où règne une anarchie indescriptible. Pour rajouter à ce décor apocalyptique, les propriétaires de véhicules de transport refusent depuis plusieurs années, de rejoindre leur mini gare. Pourtant celle-ci est située juste à proximité de leur arrêt actuel planté au milieu du chef-lieu. Leur entêtement à y rester malgré les sollicitations des responsables locaux sanctionne dramatiquement les citoyens. En effet, dès les premières heures de la journée, des embouteillages énormes se forment dans toutes les directions. L'impatience des automobilistes crée, de son côté, un brouhaha et une ambiance infernale avec les klaxons et les insultes. Chaque jour, des bagarres et des rixes sont enregistrées au niveau du centre de cette petite commune. Cette anarchie se trouve par ailleurs, alimentée par les marchands divers qui s'y installent. Jusqu'à hier, ces derniers s'obstinaient à occuper illégalement ce lieu et le transformer non pas en station digne de ce nom mais en une ruche d'anarchie ambiante. Ce refus de rejoindre le lieu que les autorités locales leur ont construit malgré le peu de moyen est mal vu par les citoyens. Tout le monde, à Boudjima, est convaincu que ce refus trouve son origine dans l'absence des forces de sécurité dans cette commune depuis les évènements du printemps noir. Et tout le monde sait aussi que ceux qui souffrent aujourd'hui d'incapacité et de peur sont ceux-là même qui devraient appeler ces derniers et les contraindre par la force de la loi à rejoindre leur station. Par ailleurs, il convient de signaler que ces tracasseries causées par le secteur du transport aux élus locaux dans toutes les communes sont dues aux failles contenues dans le nouveau plan de transport mis en service dans la wilaya l'année dernière. Celui-ci organisait le transport urbain dans la ville de Tizi Ouzou et sa périphérie mais n'a pas pris en considération les communes. Les nouvelles gares étaient conçues pour accueillir les voyageurs qui arrivent des localités, alors qu'au niveau des communes, point de départ des fourgons, les pouvoirs publics n'ont rien prévu.
Enfin, il est à rappeler que le nouveau plan de transport qui a transformé le paysage urbain de la ville des Genêts se trouve encore incompris par les citoyens. Jusqu'à présent, les voyageurs s'égarent en ville pour trouver les arrêts. Un manque de communication figure également parmi les failles du nouveau plan. Les citoyens se plaignent aussi des conditions prévalant au niveau de ces gares situées à la périphérie de la ville. Récemment, les citoyens de la région de Béni Douala se sont plaints de l'insécurité qui règne au niveau de leur station.
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