Tizi-Ouzou - A la une

«Un atout pour le tourisme de montagne»



«Un atout pour le tourisme de montagne»
- Peut-on quantifier le potentiel des villages pouvant être restaurés et valorisés dans la wilaya de Tizi Ouzou 'La wilaya de Tizi Ouzou compte 1500 villages. On peut dénombrer 43 villages traditionnels qui sont en situation d'abandon et qui peuvent faire l'objet d'une démarche de préservation et de restauration. Et il y a près de 150 villages où il est possible de restaurer des quartiers, puisqu'il y a des parties modernisées et habitées, et d'autres restées en l'état et pouvant être valorisées.Le «Plan permanent de sauvegarde» préconisé par les pouvoirs publics, sous la direction du secteur de la culture, est une étude très poussée qui, au-delà du diagnostic, consiste à établir des plans pour restaurer les maisons. C'est un travail technique fait par des bureaux d'études spécialisés agréés par le ministère de la Culture. Mais tout cela passe par une procédure de classement en tant que patrimoine culturel national.C'est sur la base d'un dossier technique qu'un village est inscrit dans l'inventaire des biens culturels de la wilaya, avant d'être proposé au classement comme patrimoine culturel national. Au tout début de ce processus, il y a une phase de diagnostic qui consiste à dresser l'état du cadre bâti pour délimiter un périmètre de préservation et faire des prescriptions pour la protection du site.La commune disposera alors d'un instrument juridique, sous forme d'un Plan d'occupation du sol (POS), opposable aux tiers, qui va protéger le village en attendant son classement. Cette opération est actuellement en cours dans les villages d'Aourir, Moknéa et Tabourt (commune d'Ifigha). Dans la wilaya de Tizi Ouzou, un seul village a été classé patrimoine culturel national, Aït El Kaïd (Ouadhias). Le dossier du village Aourir (Ifigha) a été, pour l'heure, approuvé par la commission de classement de la wilaya.- Après la préservation et la restauration, des perspectives touristiques peuvent s'ouvrir?Après cette entreprise de préservation et d'attachement au legs traditionnel, il y a une autre dimension qui va s'ouvrir. Si ce patrimoine est restauré et mis dans une dynamique touristique, cela va donner un nouveau souffle à l'activité locale. Cela va créer de l'emploi, de la richesse, animer la région et susciter des événements culturels. C'est une chance pour le développement local et un atout pour le tourisme de montagne. C'est une destination naturelle.Elle est là, il n'y a rien à construire, il suffit de restaurer et d'offrir des commodités élémentaires. Avec un ressourcement de la culture culinaire locale et dans les traditions, ce sera d'une attractivité sans égale. Nous avons un patrimoine, une culture, des spécificités que les gens voudraient découvrir et vivre avec nous. Ce sera un produit touristique qui peut être vendu à l'international, mais aussi au niveau local. Beaucoup d'entre nous, devenus citadins, seraient nostalgiques de redécouvrir le mode de vie d'antan, de revisiter ces espaces abandonnés mais chargés d'histoire, de traditions et peut-être, encore, de souvenirs.- Y a-t-il adhésion de la population locale à ce projet ' Et les moyens sont-ils disponibles pour les travaux de restauration 'Ce sont les comités de village et les associations, très dynamiques, qui ont demandé ce travail de sauvegarde et de restauration des entités villageoises traditionnelles. Il y a une très forte mobilisation et une conscience populaire pour ce projet. Nous avons eu à constater l'effort fourni par les villageois pour faciliter la tâche aux bureaux d'études et une forte adhésion à cette entreprise de protection du patrimoine. Les élus locaux accompagnent également ce travail. Concernant les moyens, notamment humains, ils peuvent être mobilisés rapidement.Après la procédure de classement, il est mis en place, au niveau ministériel, un plan de sauvegarde doté de financements pour la restauration des maisons et du village dans le respect de l'identité architecturale locale. Les moyens techniques sont rudimentaires et il suffit d'organiser de simples formations pour préparer des ouvriers qualifiés. Il y a déjà une prédisposition des artisans maçons à bâtir avec de la pierre. Il est, en tout cas, plus simple et moins cher de restaurer un village traditionnel que de construire un grand hôtel aux normes mondiales.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)