
Le juge près le tribunal de Tizi Ouzou a rendu, hier, son verdict du procès en appel de quatre anciens maires de la commune de Tizi Ouzou également chef-lieu de wilaya. Trois d'entre eux, Omar Cherrak, Aït Ahmed Chérif et Bensalem Arezki ont, en effet, été condamnés hier à deux ans de prison et 200.000 DA d'amende pour chacun. Le juge rendait son verdict du procès en appel de celui prononcé par le tribunal d'Azazga, le 17 mars dernier. A rappeler que le juge du tribunal d'Azazga avait prononcé des peines de sept ans de prison ferme. Hier, les accusés présents, à l'exception de Ahmed Taleb, ancien maire accusé et en fuite, répondaient à des chefs d'inculpations concernant leur gestion antérieure de la mairie de Tizi Ouzou.Ils sont, en effet, accusés de dilapidation de deniers publics et non-respect du Code des marchés publics. Ahmed Taleb, qui demeure en fuite, a été condamné déjà par le tribunal d'Azazga à sept ans de prison alors que le procureur avait requis l'aggravation de sa peine.
Par ailleurs, il est à rappeler que les services de la police ont arrêté un commissaire ayant exercé à Draâ El Mizan. Présenté devant le parquet, celui-ci a été placé en mandat de dépôt avant de comparaître devant le juge pour corruption. Un citoyen surpris conduisant en état d'ivresse aurait été libéré par le responsable en question après avoir offert une somme d'argent. Ce dernier aurait été pris la main dans le sac. Au courant de l'année précédente, la police avait réussi deux coups de filet au niveau de la même commune. Vingt employés de l'état civil avaient été arrêtés et écroués pour malversations. Les enquêtes avaient, en effet, révélé que ces derniers s'adonnaient au commerce de documents officiels. Présentés devant le parquet, ils ont été placés en mandat de dépôt en attendant de comparaître pour falsification de documents, faux et usage de faux et utilisation illicite de cachets de la mairie. Un mois avant ce coup-de-poing dans le milieu de la pègre locale, une autre affaire similaire avait été révélée. Elle concerne une dizaine de personnes exerçant à la mairie de Tizi Ouzou qui vendaient des certificats de vie à des parents de personnes décédées.
Preuve que les malversations entachent gravement la gestion des affaires locales, une employée de la daïra de Ouaguenoun avait été arrêtée à Tamda pour corruption avant que le chef de daïra de Larbaa Nath Iraten ne tombe dans le filet pour une affaire de faux permis de conduire et de passeports.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com