Tizi-Ouzou - A la une

Tout en qualifiant la situation actuelle de dangereuse



Tout en qualifiant la situation actuelle de dangereuse
Le représentant local du RCD estime que deux autres scénarios qui peuvent sauver le pays du chaos sont possibles, mais ceux-là nécessitent une grande pression du peuple."Le fait que Bouteflika s'est plaint de son compétiteur, Ali Benflis, auprès du ministre espagnol des Affaires étrangères n'augure rien de bon. Il y a plusieurs lectures à faire, mais tous les scénarios restent dangereux pour le pays", a déclaré le président du bureau régional du RCD qui a animé, hier, une conférence de presse conjointement avec Hakim Saheb, un membre national du même parti à l'effet de sensibiliser autour de la marche prévue pour aujourd'hui à Tizi Ouzou.Pour le représentant du parti de Mohcine Belabbas, la première lecture à faire est que Bouteflika ne se soucie pas de ce que pense de lui le peuple, mais plutôt de ce qu'en pensent les étrangers, ce qui veut dire qu'il continue toujours de mépriser son peuple et de nourrir le complexe de l'opprimé, et c'est chose grave pour un président. "Le fait qu'il a été jusqu'à traiter son compétiteur de terroriste, il serait possible qu'il y ait déjà un coup qui se prépare et qu'il prend d'ores et déjà à témoin l'opinion internationale", explique, en guise de seconde lecture, Hadibi Saâdi qui estime que dans tous les cas de figure, "Bouteflika qui se plaint auprès d'un diplomate étranger sonne comme une sollicitation de l'ingérence étrangère dans les affaires internes du pays".Le représentant local du RCD estime que deux autres scénarios qui peuvent sauver le pays du chaos sont possibles, mais ceux-là nécessitent une grande pression du peuple. "Il y a des partis qui appellent à une conférence nationale et d'aller vers une Constituante qui donnera lieu à une élection libre, mais cela ne peut réussir sans grande pression du peuple ; et l'autre scénario c'est que le pouvoir comprenne que ses prolongations sont achevées et qu'il doit donc partir, mais tout le monde sait que pour lui, c'est déjà exclu même s'il doit faire sombrer le pays dans un scénario à l'égyptienne", a-t-il expliqué.Enchaînant, Hakim Saheb, tout en expliquant que le pays est au bord de l'explosion et qu'après le 17 avril on s'achemine vers l'inconnu, il a appelé le peuple à ne pas laisser la transition avoir lieu dans le chaos.C'est à ce titre qu'il appelle à une mobilisation massive pour la marche d'aujourd'hui pour "appeler à une transition démocratique en dehors du système et contre le régime". "C'est un devoir patriotique contre ceux qui sont encore aujourd'hui capables derecourir à la politique de la terre brûlée", dira Hakim Saheb, tout en appelant en même temps à faire de cette marche un acte de fidélité à l'esprit d'Avril 80.S. LNomAdresse email


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