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Tournage du film "Les Ramiers blancs" de Ali Mouzaoui



Tournage du film
Ce film d'expression kabyle de Ali Mouzaoui, dont le tournage est toujours en cours, se veut "une exploration de la douleur à travers le temps".Le réalisateur Ali Mouzaoui prépare pour l'année prochaine un long métrage intitulé Les Ramiers blancs. Ce film d'expression kabyle est une fiction historique qui réunit à l'écran de nombreux acteurs, notamment Hadjira Oubachir et Mohand Ouchabane (La Colline oubliée, de Abderrahmane Bouguermouh). Le premier coup de manivelle de cette ?uvre a été donné au début du mois d'août dernier. D'ailleurs, pour le tournage de ce film, le réalisateur a traversé plusieurs villages et lieux-dits de Haute Kabylie, notamment Larbaâ Nath Irathen, Tigzirt, Yakouren, Aourir (Ifigha), Azrou n'Thor (Illilten) et le périple se poursuit encore. Ce long métrage traite le thème de la guerre de libération nationale, mais ne se focalise pas seulement sur les faits d'armes qui ne constituent qu'une toile de fond. Mais sur l'après-guerre et ses douleurs de ne pas voir revenir un être cher. Pendant que les uns fêtaient la fin de la guerre, d'autres attendaient le retour d'un être cher. En fait, Les Ramiers Blancs explore la tragédie de la douleur qui s'accentuent autant que l'attente se prolonge. Le synopsis du film, nous dira son réalisateur, c'est "l'exploration de la douleur à travers le temps. Malheureusement, le temps coule lentement quand on a mal et la douleur est intense". La trame du film met en scène un couple, Mohand Ouamar (Mohand Ouchabane) et Ouiza (Hadjira Oubachir), qui attend le retour du fils, Moussa, après l'indépendance du pays. Alors, le père part à sa recherche...Dans le cadre du tournage de cette fiction, Ali Mouzaoui fait face à quelques contraintes, notamment celles liées aux "moyens dérisoires" dont il dispose pour réaliser ce film. À ce propos, il a indiqué : "Un budget de cinq millions de dinars, en plus de mon apport personnel et le soutien de l'APW de Tizi Ouzou, c'est peu comparé aux milliards que reçoivent d'autres producteurs. Je suis content pour les collègues qui arrivent à décrocher des sommes auxquelles je ne peux même pas rêver." Et d'ajouter : "Je suis cinéaste. Je cumule 45 ans de carrière et je continuerai à faire des films avec des petites sommes, mais au bout du compte, ce sont des chefs-d'?uvre qui dépassent nos espérances." Et de préciser : "Ce ne sont pas les petits cachets que je vais remettre à la fin du tournage qui comptent, mais plutôt les gens qui nous ont accompagnés pendant un certain temps en essayant de construire quelque chose. Je ne pourrais pas dire que c'est moi qui l'ai fait, ce film ! Un film, c'est une ?uvre d'ensemble, faite par un groupe." Ce réalisateur passionné de 7e art nous dira au sujet de ce secteur : "Il y a des films, mais si je dois parler de films kabyles, il faut bien préciser et comprendre que le cinéma kabyle n'est pas dans la langue kabyle, il est dans la traduction des éléments culturels qui font de nous des particularités. Il y a des traditions, des comportements caractériels propres à nous. Ce sont ces particularités qui nous feront dire que tel film est un film kabyle. Il y a des réactions à la mort, à l'amour qui sont propres à nous et qui nous caractérisent différemment des autres."À rappeler que la sortie du film dans les salles est prévue pour le mois d'avril 2017. "J'ai encore du temps pour le finaliser. Je souhaite que les Imazighen fêtent le 20 avril prochain avec mon film qui sera projeté dans plusieurs salles, en Kabylie et dans la capitale", a informé le réalisateur avec un sourire de satisfaction.KAMEL NATH OUKACI
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