Tizi-Ouzou - A la une

Toujours la même rengaine



Toujours la même rengaine
il y aura du Kalbelouz pour certains et des parties de loto clandestines pour d'autres.
Plus que quelques semaines nous séparent du mois sacré de Ramadhan. Les ménages commencent déjà à se faire quelques soucis. Si pour une infime partie, la priorité est de faire le stock de produits alimentaires qui pourraient disparaître des étals, pour l'écrasante majorité, son souci majeur est le manque d'argent.
Nous avons interrogé quelques citoyens de différentes catégories sociales. «Puisque chaque année nous faisions la même erreur, cette fois, j'ai décidé de prévoir les choses. J'achète ce qui peut manquer. Pour le reste, on fait comme tout le monde», affirme Saïd, enseignant de son état. Toutefois, cette année, les gens semblent moins agités que les Ramadhan précédents. Cela se voit dans les marchés. «Non, ce n'est plus comme avant. Les gens n'achètent plus autant. Chez moi, c'est presque le même chiffre d'affaires que les autres mois», nous renseigne un propriétaire d'un super marché à Boudjima.
«Les gens, voyez-vous, ne sont plus aussi bêtes qu'avant. Nous avons appris à manger avec la bouche pas avec les yeux», ironise un vieux retraité de l'éducation pour signifier qu'il n'achète plus comme avant.
«Durant plusieurs années, je m'éreintais à suivre ce mouvement de foule abrutissant. Acheter pendant la journée tout ce que je vois pour ne rien manger à la rupture du jeûne. Maintenant je fais comme si c'était un mois ordinaire», raconte un autre.
Par ailleurs, il est attendu un programme festif très riche à travers les grands centres urbains comme la ville de Tizi Ouzou.
Des galas artistiques nocturnes animés par une panoplie de vedettes. Bien à l'évidence, les grandes agglomérations accueilleront les gens qui y habitent.
Les citoyens des communes situées plus loin en hauteur se contenteront, comme chaque année, des parties de loto clandestines. Même ce loisir d'ailleurs très cher leur est interdit.
Enfin, le mois sacrée qui approche tombe en pleine saison estivale. Les villes du littoral ne semblent guère s'en soucier. Les commerçants essaient, à leur façon de récupérer les pertes de l'arrêt de tout un mois.
Un café à 30 DA, une bouteille d'eau minérale à 50 DA, un sandwich à 200 DA. Les estivants resteront sans plage durant un mois après avoir payé de leurs bourses les pertes des commerçants en attendant de remplir les poches des artisans de zalabia et de kalbelouz. Qui peut croire l'Algérien quand il se plaint de n'être pas riche'


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