
La ville de Draâ Ben Khedda, plus que le chef-lieu de wilaya, est la Mecque des ménages en ces journées de Ramadhan et d'avant l'Aïd.A quelques jours de l'Aïd El Fitr, les ménages réorientent leurs boussoles. Après l'interminable quête des marchés de fruits et légumes, la bourse est dirigée cette fois vers les marchés de vêtements, surtout pour enfants. A travers les communes de la wilaya de Tizi Ouzou, des magasins de fortune s'ouvrent pour afficher des soldes attrayantes. Les acheteurs sont avides de bonnes affaires, tout comme les commerçants.Aussi, ces derniers jours, la foule commence à déserter les marchés de fruits et légumes qui commencent à faire monter la mercuriale. A l'approche de l'Aïd, les prix des fruits et légumes ont déjà entamé leur escalade vers des niveaux qui vont enrayer les quelques sous gagnés par les ménages en faisant la ronde des marchés tout le long de ce mois.Qu'à cela ne tienne. Le temps n'est plus aux lamentations. Il faut à présent faire renaître le sourire sur la bouche des enfants. Le prix importe peu, sinon un peu. Une balade dans les marchés reconnus pour leurs bas prix exercés en vaut la peine. A Tigzirt, à Tizi Ouzou ou à Azazga, les ménages hâtent le pas à la recherche d'un magasin pour les bonnes affaires. Les commerçants de leur côté ne lésinent pas sur les moyens ou plutôt le meilleur hameçon pour attirer l'acheteur.Connue et reconnue, la ville de Draâ Ben Khedda, plus que le chef-lieu de wilaya, est la Mecque des ménages en ces journées de Ramadhan et d'avant l'Aïd. Les citoyens semblent anonymes. Les prix exercés dans certains magasins de cette ville située à 10 km à l'ouest de Tizi-Ouzou sont imbattables. Les avis sont unanimes. «Moi, j'ai fait le tour de tous les marchés. Je n'ai pas trouvé mieux que ce magasin. A 1800 DA, tu peux vêtir ton enfant des pieds à la tête. Vous savez qu'ailleurs, je n'ai pas trouvé cela à moins de 6000 DA'» nous rétorque directement un homme à la retraite venu avec ses petits-enfants. Nous l'avons suivi jusque dans le magasin situé au centre-ville pour voir de plus près. Notre interlocuteur avait dit vrai. Les prix étaient imbattables.Un peu plus loin, au marché connu sous le nom Doubaï, la foule est dense. Difficile de se frayer un chemin. «Les prix sont sensiblement plus bas ici. Je viens de Tizi Ouzou, il m'était impossible de vêtir mes enfants à ce prix-là. C'est alors qu'on m'a indiqué cette direction. Je constate que c'est vrai.» Nous avons quitté Draâ Ben Khedda pour d'autres villes comme Tigzirt et Azazga. La foule était dense dans les magasins. Trouver des vêtements pour les enfants à des prix abordables est la quête de la semaine qui précède l'Aïd.Fait ordinaire, mais spécifique aux gens d'ici, beaucoup de citoyens satiriques préconisent une formule pour les vêtements à la mode «Couffin de Ramadhan.» «Puisqu'ils ont fait le couffin de Ramadhan, on ne voit pas ce qui les empêchera de nous distribuer des «valises de Ramadhan». Tous les moyens sont bons pour faire plaisir aux enfants. L'idée a été exprimée avec des éclats de rire dans le magasin, à Boudjima, par un citoyen d'Ichetouanen.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com