Malgré ces prix fous pour beaucoup de bourses moyennes, il n'en demeure pas moins que les citoyens n'hésitent pas à mettre la main à la poche. Ils achètent, dans leur grande majorité, sans aucune retenue.Trois choses ont caractérisé les deux premières journées du mois de Ramadhan dans la ville de Tizi Ouzou. D'abord, l'affluence record et spectaculaire sur les vendeurs de pâtisseries orientales (zlabia et kelb louz) ainsi que sur les marchés de fruits et légumes et les grandes surfaces. Puis, la hausse incroyable des prix des fruits et légumes. Ensuite, la désertion de la ville tout au long de la journée.
En effet, en dehors des magasins d'alimentation générale qui grouillaient de monde et qui étaient pris d'assaut surtout et plus particulièrement par la gent féminine, la majorité des locaux commerciaux avait les rideaux baissés.
Le rendez-vous est désormais donné après le ftour car pendant la journée, la vie est ailleurs. En effet, en ces deux premiers jours du mois sacré de Ramadhan, les rues de la ville des Genêts étaient presque désertes comparativement aux autres mois de l'année en pareilles périodes et horaires. C'est dire que le rythme baisse de manière considérable pendant le mois sacré puisque les citoyens, de manière générale, ne sont préoccupés que par le souci de faire les emplettes nécessaires afin de garnir la table du ftour du soir par un maximum de mets et surtout les sucreries et autres viandes. Au vu de l'affluence que connaissent les grandes surfaces, les boucheries et les vendeurs de pâtisseries orientales, on se demande où est vraiment la crise financière dont on parle, dans tout ça. A partir de 14 heures, il faut même faire la queue pendant de longues minutes devant ce genre de commerces pour pouvoir obtenir sa part du gâteau et acheter les aliments «de ses rêves». Il en est de même concernant les marchés de fruits et légumes pris d'assaut également par les citoyennes et les citoyens qui ne rechignent guère à mettre la main à la poche en dépit de la multiplication des prix, de presque tous les aliments, par deux. Dans le marché le plus généreux de la wilaya de Tizi Ouzou, celui de Draâ Ben Khedda, la rahma n'a pas été au rendez-vous en ce début de mois sacré. En effet, les prix ont également connu une flambée incroyable et inexplicable, de l'avis même des... vendeurs. Ces derniers imputent la responsabilité de cette situation aux grossistes. En tout cas, les clients ne cherchent pas à comprendre qui en est responsable. Ils achètent tout simplement de manière compulsive. Ils ont l'air de profiter avant que leurs porte-feuilles ne sèchent. Exemples parmi tant d'autres: la tomate qui se vendait à moins de 80 DA le kilo avant le Ramadhan, est désormais affichée à plus de 140 DA. Tout comme la pomme de terre qui a dépassé les 70 DA alors que la laitue, indispensable pour beaucoup de familles, est proposée à pas moins de 110 DA, la betterave à 120 DA.
Les fruits n'échappent pas non plus à cette furie des prix malgré l'abondance visible de la récolte. Pour la pastèque, il n'y en a pas pour moins de 120 DA le kilo alors que, concernant le melon, il faut encore débourser plus puisque son prix est de plus de 180 DA. Malgré ces prix fous pour beaucoup de bourses moyennes, il n'en demeure pas moins que les citoyens n'hésitent pas à mettre la main à la poche. Ils achètent, dans leur grande majorité, sans aucune retenue. Il est évident que la hausse de la demande en ce mois de Ramadhan sur les produits alimentaires n'explique pas tout. Il y a sans doute d'autres raisons qui se cachent derrière cette folie des prix à la veille de chaque mois de Ramadhan. Une hausse que la profusion des produits alimentaires comme les fruits et légumes aurait dû et pu refréner. Mais il n'en fut rien. La hausse des prix à la veille du mois de Ramadhan, à Tizi Ouzou comme partout ailleurs, est une règle sacrée pendant ce mois où tout le monde semble ne vivre que pour manger.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Aomar MOHELLEBI
Source : www.lexpressiondz.com